Paul Byron veut faire la différence

Paul Byron... (Bernard Brault, archives La Presse)

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Paul Byron

Bernard Brault, archives La Presse

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CHRONIQUE / On dirait que c'est la semaine de Paul Byron. Il a marqué son 20e but de la saison, il est devenu le candidat du Canadien au trophée Bill-Masterton...

Je ne le connais pas beaucoup, Byron, mais c'est sûr que son histoire a un petit quelque chose d'impressionnant.

C'est toujours le fun de voir des histoires comme la sienne. Un joueur qui a bûché longtemps pour faire sa place. Un joueur pour qui rien n'a jamais été facile. Un joueur qui a été obligé de faire ses preuves étape par étape, année après année. C'est le fun de voir un joueur persévérant qui pousse et qui finit par atteindre ses buts.

Écoute, je sais de quoi je parle quand je dis qu'il n'est pas facile d'être soumis au ballottage. C'est un peu comme si l'équipe pour laquelle tu évolues ne croit plus en toi. Le joueur qui passe par là doit trouver une façon de reprendre sa place.

Encore une fois, sans trop connaître Byron, j'ai l'impression qu'il y a une bonne dose d'attitude là-dedans. Certains joueurs veulent simplement atteindre la LNH. D'autres veulent faire la différence, et ce, chaque soir.

C'est un peu ce que répétais à mes entraîneurs personnels, dans le temps. C'est ce que je disais à Hugo Girard. Atteindre la LNH, c'est bien, mais je ne voulais pas m'en contenter. Je voulais être le joueur que le coach ne voudrait pas garder au bout du banc longtemps.

Paul Byron me fait un peu penser à ça. Il veut faire la différence chaque soir. Il se démarquer avec sa vitesse. Rien ne peut l'arrêter, il est presque tout le temps en mouvement. Il trouve toujours une façon de sortir du tas. Il n'est pas facile de le couvrir. Tant qu'il ne perdra pas ça, il sera un joueur important.

Alors que la saison tire à sa fin, je commence à m'intéresser aux duels potentiels en première ronde des séries. Ça me semble intéressant, surtout pour les clubs de l'Association Est.

Ottawa contre Toronto, pour moi, ce serait toute une première ronde. Je me souviens un peu des confrontations entre Daniel Alfredsson et Mats Sundin au début des années 2000. Je serais bien curieux de revoir ça. C'est drôle, surtout, de voir qu'un autre Suédois, Erik Karlsson, a pris la relève comme leader chez les Sénateurs. 

Les Maple Leafs ont aussi un Suédois de grand talent, William Nylander. Ils ont surtout un noyau de joueurs prometteurs qui devrait leur permettre de connaître de très belles saisons dans le futur. Le moment serait peut-être bien choisi, justement, pour que les Sénateurs les affrontent cette saison, alors qu'ils ont un peu moins d'expérience...

À Montréal, un affrontement contre les Rangers de New York semble de plus en plus probable. Ça ne donnerait pas une première ronde facile ! Le Canadien a connu du succès en saison régulière contre les Blueshirts, mais le succès en saison ne se reproduit pas toujours dans les séries. Encore une fois, Carey Price sera le joueur le plus important.

On se souvient tous de ce qui s'est passé avec Chris Kreider dans les séries du printemps 2014.

Moi, en tous cas, je n'ai pas oublié. Je complétais ma seule saison avec le CH. Disons que c'est assez frustrant de voir un joueur qui joue à un jeu dangereux et qui finit par sortir ton meilleur joueur.

À ce jour, je demeure convaincu qu'on aurait été capables de battre les Rangers si on avait pu miser sur Price.

Je ne suis pas convaincu qu'on aurait réussi à battre les Kings de Los Angeles en finale. Ç'aurait été très difficile. C'est une autre histoire.

Dans le cas d'une revanche entre le Canadien et les Rangers, nous serons nombreux à espérer que Kreider sera capable de se contrôler...

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent




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