Le CH et les Caps, favoris dans l'Est

«Je n'apprendrai rien à personne en disant que... (Bernard Brault, archives La Presse)

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«Je n'apprendrai rien à personne en disant que Carey Price est le leader du Canadien», rappelle l'auteur.

Bernard Brault, archives La Presse

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CHRONIQUE / La date limite des transactions est derrière nous. En allant chercher le meilleur joueur qui était disponible, Kevin Shattenkirk, les Capitals de Washington ont réussi à très bien se positionner pour la suite des choses.

Le Canadien de Montréal a fait de bons échanges, lui aussi. J'ai bien aimé ce que Marc Bergevin a fait, il est allé chercher des gros joueurs qui vont ajouter de la profondeur à son équipe.

Pour moi, toutefois, la plus grosse acquisition, c'est Carey Price.

Clairement, nous avons l'impression que le meilleur gardien de la LNH est en train de retrouver son élan. En ce sens, il est un peu comme un joueur qui est arrivé dans une transaction... sans qu'une transaction ne soit conclue.

En passant, je ne suis pas de ceux qui croient que Price était en guerre avec son ancien entraîneur. Je le connais personnellement et je n'ai pas l'impression qu'il soit du genre à perdre son temps avec des histoires comme ça.

Je n'apprendrai rien à personne en disant que Price est le leader du Canadien. On épie tous ses faits et gestes. Peut-être qu'on essaie parfois de trop lire entre les lignes.

La dynamique de toute l'équipe n'était pas bonne, plus tôt cet hiver. Tous les gars étaient frustrés. Quand tu perds, personne n'est content.

Quand Price a semblé frustré, il ne ciblait peut-être pas nécessairement Michel Therrien. Il était peut-être tout simplement frustré de voir son équipe perdre.

Des fois, quand tu emmènes un nouveau coach dans le vestiaire, ça change toute la dynamique. Pas juste pour le gardien, pour tout le monde. Des fois, ça peut être bon. Des fois, ça peut être mauvais. Dans le cas du CH, ça ne pouvait pas vraiment faire de tort. Les choses allaient trop mal.

Arrive un homme, Claude Julien, qui a déjà gagné la coupe. Un homme qui a beaucoup, beaucoup d'expérience. Puisqu'il a déjà travaillé à Montréal, il savait dans quoi il s'embarquait. Il n'a donc pas eu à s'adapter au marché. Il avait déjà vécu tout ça.

On sent juste un vent de renouveau dans la chambre du Canadien. Ça ne pouvait emmener que du positif. L'effet sur Price, on le voit. Il est plus dynamique.

Je vous parlais des Capitals au tout début de cette chronique. Ils évoluent dans la division Métropolitaine, qui est vraiment forte. J'aime les Penguins parce qu'ils ont de l'expérience. J'aime aussi les Blue Jackets, même s'ils n'ont encore rien prouvé.

Les Caps n'auront pas un parcours simple en séries.

J'aurais eu le goût de vous dire que le CH aura une voie plus facile, mais je vais me retenir. Il pourrait, après tout, avoir les Rangers de New York dans les pattes dès le départ.

Malgré tout, je ne tomberais pas en bas de ma chaise si on voyait une finale d'Association impliquant Washington et Montréal, ce printemps.

Dans l'Association Ouest, j'aime bien le Wild du Minnesota. Avec Mikko Koïvu, Eric Staal, Ryan White et -- maintenant -- Martin Hanzal, ils ne manquent pas de gros centres talentueux.

De très beaux souvenirs

Vous avez peut-être vu le documentaire de la série Trajectoires qui était consacré à ma carrière, cette semaine, sur les ondes de RDS.

Au départ, quand les gens de la maison de production m'ont contacté pour me parler du projet, j'étais un peu réticent. Voyez-vous, ils demandaient beaucoup de temps.

Ils ont eu la bonne idée de me faire parvenir une émission similaire qu'ils avaient produite, il y a un certain temps, avec Ian Laperrière. Je l'ai regardée et j'ai trouvé que c'était drôlement bien fait. Raconter sa carrière dans une émission d'une heure, ça permet de revivre de bien beaux souvenirs.

Les gens sont donc venus à Philadelphie pour quatre journées de tournage, l'été dernier. Ils nous ont aussi fait fouiller pour trouver des vidéos, des photos, des souvenirs.

Ça valait la peine.

Mes garçons ont vu l'émission et ils ont trippé. Ils ont particulièrement aimé les séquences d'archives du temps où j'évoluais dans le junior majeur ou encore dans le midget AAA. Ils sont âgés de 16, 17 et 18 ans. Ils n'ont pas tous les jours la chance de voir leur père, sur patins, quand il avait leur âge.

Ça va nous faire de beaux souvenirs pour de nombreuses années.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent




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