La formule gagnante

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La table est mise à Los Angeles, pour le match des Étoiles 2017.

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CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Je crois bien que la Ligue nationale de hockey a enfin trouvé une formule gagnante avec son tournoi à trois contre trois en guise de match des Étoiles.

Dans les dernières années du match « traditionnel », on avait l'impression que les gars ne voulaient pas se blesser. Ils faisaient attention. Ça se reflétait dans l'intensité.

Sincèrement, j'ai trouvé la formule de l'an dernier formidable. Vraiment le fun à regarder. Elle a vraiment forcé les joueurs à se pousser. À trois contre trois, t'as pas le choix de patiner, de travailler fort, sinon t'as l'air fou.

Tu ne peux pas te cacher dans un match à trois contre trois.

J'ai hâte au match des Étoiles, aussi, pour voir la nouvelle génération côtoyer les autres, ceux qu'on commence déjà d'appeler « les vieux ».

Dans les dernières années, nous avons vu l'arrivée de Connor McDavid et Jack Eichel. Il y a Mitch Marner. Nous n'avons pas le choix de l'inclure, maintenant. Cette année, Auston Matthews fait sa marque. Artemi Panarin fait sa marque à Chicago. Nous apprenons à connaître Leon Draisaitl à Edmonton. C'est intéressant de voir l'éclosion de plusieurs jeunes joueurs.

On assiste à un changement de garde. On sait maintenant qui prendra la relève de Crosby, Ovi, Malkin, Kane, Toews et compagnie.

Ces vétérans-là ne sont pas finis. À mes yeux, Crosby demeure le meilleur joueur de toute la LNH. Tous les gars qui ont remporté la coupe Stanley à plusieurs reprises ont encore un avantage. Cela dit, d'ici trois ou quatre ans, on sait désormais qui prendra la relève.

Durant la Coupe du monde, au mois de septembre, on a senti que les jeunes avaient soif de faire leurs preuves. Leur équipe était tellement excitante à voir jouer. Ceux qui seront au match des Étoiles vont vouloir continuer de prouver qu'ils ont leur place. Ils vont vouloir continuer de rivaliser avec les meilleurs.

Au-delà de tout ça, je crois que c'est la formule du tournoi qui rendra la fin de semaine intéressante. Les joueurs qui se font inviter au match des Étoiles ont tous ceci en commun : ils sont tous très, très compétitifs. Dans la formule d'un tournoi, ils vont tous vouloir l'emporter. Au départ, ils vont dire qu'ils sont là pour s'amuser. Mais ça change rapidement quand la rondelle sera déposée, les idées vont vite changer chez ceux qui vont sentir qu'ils ont une chance de gagner.

 •••

Je passerai une partie de ma fin de semaine au match des Étoiles. Pas à celui de la Ligue nationale, toutefois. Je serai à Allentown, à environ une heure de route de Philadelphie. C'est là-bas que seront réunis les meilleurs joueurs de la Ligue américaine.

En cette année où le club-école des Flyers accueille l'événement, le président de la ligue, David Andrews, m'a contacté personnellement. Il m'a demandé si je voulais jouer un rôle de capitaine honoraire. C'est certain que je ne pouvais pas dire non.

La majorité des gens se souviennent aujourd'hui de mon parcours dans la LNH, surtout de mes années à Buffalo, Philadelphie et Montréal. On a tendance à oublier que j'ai passé trois années et demie dans la Ligue américaine à payer le gros prix. Durant ces années-là, j'ai appris à devenir un pro.

Au début de ma carrière, dans la Ligue américaine, j'ai commis plusieurs erreurs dont j'ai appris. La Ligue américaine a été très bénéfique pour mon développement.

J'étais jeune, j'avais été repêché en première ronde. Comme n'importe quel joueur, je voulais que tout m'arrive le plus rapidement possible. Je visais la LNH. Je n'avais pas toujours la bonne attitude quand j'étais rétrogradé.

Quand je n'avais pas toujours la bonne attitude, j'ai appris que tu ne peux te laisser aller. Dans le hockey, il y a toujours quelqu'un qui regarde.

D'ailleurs, on profitera du week-end pour introniser quatre nouveaux membres au Temple de la renommée de la Ligue américaine. J'en connais deux d'entre eux. Ça va être bien de revoir Rob Murray, qui a justement été mon premier capitaine, au tout début de ma carrière, à Springfield. Il fait partie de ceux qui m'ont enseigné à devenir un pro.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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