Un match des anciens pas comme les autres

La rivalité entre les Flyers et les Penguins... (Archives, Associated Press)

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La rivalité entre les Flyers et les Penguins est montée d'un cran en 2012, après une série mémorable entre les deux équipes.

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CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / J'ai presque l'impression que ma carrière dans la LNH va se prolonger un peu. Je vais avoir l'occasion de réaliser mon rêve, le temps d'une autre journée.

C'est un samedi spécial à Philadelphie. Un gros match de hockey se prépare. Il opposera les Anciens des Flyers aux Anciens des Penguins. Ce match a été organisé dans le but de souligner le 50e anniversaire des deux organisations.

Et quand je dis que c'est un gros match, c'est que tous les billets ont été vendus. Nous allons nous produire devant plus de 19 000 personnes au Wells Fargo Center !

Si vous m'aviez dit que je disputerais un jour un match d'anciens devant une aussi grosse foule, je ne vous aurais pas cru. Les gens ont répondu à l'appel comme on ne s'y attendait pas.

En fait, j'ai eu un avant-goût de tout ça, l'an dernier. Nous avions été invités à Reading, une petite ville située à environ une heure de route, au nord de Philly. Là-bas, 9500 personnes ont rempli un aréna de la Ligue East Coast pour voir une équipe d'anciens joueurs des Flyers affronter... une autre équipe d'anciens joueurs des Flyers. Ce jour-là, j'ai commencé à comprendre l'attachement des fans envers notre organisation.

Cela dit, je ne m'attendais pas à disputer, un jour, un autre match de hockey devant 19 000 spectateurs.

Les Flyers ont quand même fait les choses en grand. Ils ont invité tous les joueurs de la première édition, celle qui a inauguré le Spectrum en 1967.

Ils ont évidemment réservé une place de choix aux membres des deux équipes qui ont remporté la coupe Stanley dans les années 1970. Ils ont aussi réussi à réunir les trois membres de la « Legion of Doom » des années 1990. Tout ça pour dire qu'on va retrouver Eric Lindros, John LeClair, Mikael Renberg, Bobby Clarke, Bill Barber, Reggie Leach, Tim Kerr, Dave Poulin et Brian Propp au sein de la même équipe, pour une journée seulement.

En tant que jeune retraité, c'est vraiment un bel honneur d'avoir été invité à me joindre au groupe. Des gens, ici, ont l'air de croire que j'ai profité de mes six années ici pour laisser ma marque dans l'organisation. Ça fait chaud au coeur.

Les Flyers ont mis le paquet pour que cette journée soit une réussite. La présence des Penguins ne peut certainement pas nuire.

La rivalité entre le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston est sans contredit la plus forte que j'ai pu expérimenter durant ma carrière de joueur. Celle entre Philadelphie et Pittsburgh arrive juste après.

Quand tu penses aux Penguins, tu penses automatiquement à Mario Lemieux, à Jaromir Jagr, à Ron Francis, à Sidney Crosby, à Evgeni Malkin... C'est une organisation qui a construit ses succès par l'offensive.

Nous, les Flyers, avons toujours été l'équipe plus physique.

Je ne saurais pas vous dire combien de fois les deux équipes se sont affrontées en séries au cours des 50 dernières années. Mais je me souviens très bien que, durant mes six années à Philadelphie, nous avons croisé Pittsburgh trois fois au printemps.

J'en garde de bons... mais aussi de moins bons souvenirs.

Parmi les bons, il y a cet affrontement complètement fou, en première ronde, en 2012. Après cinq matches, les deux équipes avaient déjà fracassé le record pour le plus grand nombre de buts dans une série. Je me souviens aussi du nombre impressionnant de pénalités, des batailles entre Claude Giroux et Crosby. Kristopher Letang et Kimmo Timonen en ont eu des bonnes aussi...

Dans le match numéro 1, on perdait 3-0. On a trouvé un moyen de revenir pour l'emporter 4-3. Ce fut un des plus gros matches de toute ma carrière.

Dans le match suivant, si je me souviens bien, Claude et Sean Couturier ont tous les deux réussi un tour du chapeau.

Le match numéro 6 a commencé en force. Claude a frappé Crosby dès le départ, puis il a ouvert la marque quelques secondes plus tard. Ce fut, en fin de compte, le match dans lequel nous avons remporté cette série.

À ce jour, cette rivalité fait toujours partie de ma vie. Je suis capable de me contrôler, mais je ne veux pas complètement perdre ce feeling-là.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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