Du hockey dans le désert

Daniel Brière sait ce que c'est de jouer... (Archives, Associated Press)

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Daniel Brière sait ce que c'est de jouer au hockey dans le désert pour l'avoir fait avec les Coyotes, de 1997 à 2003.

Archives, Associated Press

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CHRONIQUE / La conférence de presse durant laquelle on a dévoilé le nom, les couleurs et le logo de la 31e formation de la Ligue nationale de hockey, en début de semaine, m'a rappelé des souvenirs.

Il y a une vingtaine d'années, je participais, moi aussi, aux premiers pas d'un club professionnel dans le désert.

Vers la fin des années 1990, il n'avait pas été nécessairement facile de mettre au monde les Coyotes. Pour être franc, le buzz était plus ou moins au rendez-vous en Arizona. Il faut dire qu'il y avait vraiment beaucoup de compétition dans le marché de Phoenix. Les Suns de la NBA étaient super populaires, les Diamondbacks du baseball majeur commençaient à prendre leur place. Il y avait aussi l'incontournable NFL avec les Cards...

Les Golden Knights deviendront la première formation de calibre professionnelle à Las Vegas. Ça va peut-être leur donner une meilleure chance de réussir.

D'ailleurs, tout ce que j'entends me semble très positif. Le milieu corporatif, avec les casinos en tête, semble bien décidé à soutenir la nouvelle organisation.

En plus, Vegas ne se limite pas à ses casinos. C'est une grosse ville qui n'a pas fini de grandir. Ses banlieues sont de plus en plus peuplées. Ça me permet de croire qu'il y aura beaucoup de fans, dans les gradins, dans les premiers matches. En fait, je dirais même que je ne suis pas trop inquiet pour les deux, trois ou même quatre premières années d'existence de la nouvelle équipe.

Pour la suite, eh bien... C'est comme n'importe quoi. Tout va dépendre de la façon dont les dirigeants de l'organisation vont prendre avantage de la situation. Si les partisans ont l'impression que leur équipe s'améliore et qu'elle se dirige dans la bonne direction, ils seront patients. Ils embarqueront pour de bon. C'est en développant une culture gagnante qu'un club a le plus de chances de s'établir solidement dans un marché non-traditionnel.

Les Sharks de San Jose constituent un bon exemple. Même s'ils n'ont jamais remporté la coupe Stanley, ils ont toujours été intéressants à suivre. Avec des piliers comme Patrick Marleau et Joe Thornton pendant des années, ils ont pu bâtir quelque chose de solide.

Le Lightning de Tampa Bay nous a prouvé que le recrutement constitue la meilleure façon de bâtir une tradition gagnante à long terme. Cette organisation n'a jamais eu de mal à développer ses propres super-vedettes. Au départ, il y avait Vincent Lecavalier. Brad Richards et Martin Saint-Louis l'ont vite rejoint. Steven Stamkos a su prendre la relève, mais il se fait déjà pousser dans le derrière. Nikita Kucherov, Jonathan Drouin et Andreï Vasilevskiy aimeraient déjà lui succéder.

Le marché de Vegas pourrait avoir un certain pouvoir d'attraction en ce qui a trait aux joueurs autonomes sans compensation, mais les dirigeants de l'équipe ne pourront pas trop se fier là-dessus. Des beaux marchés où gagner sa vie dans le sud des États-Unis, il y en a tout plein. Les joueurs sont tous très compétitifs. Lorsqu'ils obtiennent l'autonomie, ils cherchent d'abord à se joindre à une organisation où ils auront l'occasion de gagner.

Mais je commençais cette chronique en vous parlant de l'image de marque de la nouvelle franchise de la LNH.

Disons que j'aime bien les couleurs des Knights. Leur logo ne m'a pas convaincu. Ça risque de me prendre un peu de temps...

•••

Je crois comprendre que la présentation du match de hockey en plein air à Ottawa en 2017 est en péril.

Je suis au courant des grandes lignes. Je ne sais pas trop ce qui se passe en coulisse. Je ne veux donc pas trop me mêler des discussions.

En tant que joueur, j'ai quand même eu la chance de participer à deux éditions de la Classique hivernale. Je peux vous dire qu'elles m'ont permis de vivre quelques-uns des beaux moments de ma carrière.

Je souhaite donc aux gens de l'Outaouais d'avoir la chance de vivre cette expérience à leur tour.

Et si jamais on a besoin de moi pour un match des anciens Canadiens contre les anciens Sénateurs, dans le cadre de ce week-end, je serai heureux et disponible.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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