Weber change tout

Le DG du Canadien de Montréal, Marc Bergevin,... (Bruce Bennett, AFP)

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Le DG du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, peut être fier de ses nouveaux joueurs, notamment Shea Weber.

Bruce Bennett, AFP

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CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Tout le monde se souvient de ce qui s'est passé l'an dernier. Il est donc impératif de ne pas trop s'emporter. Il ne faut surtout pas partir en peur.

On peut quand même apprécier le début de saison du Canadien de Montréal.

Plusieurs équipes canadiennes ont bien négocié leur début de saison. Cela dit, parmi toutes ces formations qui ont raté les séries de la coupe Stanley le printemps dernier, le CH était celle qui avait le plus de pression de rebondir. Avec tout ce qui s'était passé l'an dernier, avec les rumeurs entourant l'avenir de Michel Therrien, les joueurs n'avaient pas le choix de connaître un gros départ. Et c'est ce qu'ils ont fait.

Évidemment, le retour de Carey Price doit aider. Sa seule présence doit calmer bien des gens dans l'entourage de l'équipe. Mais au-delà du retour d'un gardien de buts d'élite, il ne faut pas sous-estimer l'impact de Shea Weber.

Lui, il va changer des choses.

Je le connais un peu, Weber. J'ai surtout eu l'occasion de l'affronter à plusieurs reprises.

Tout le monde voit à quel point il est calme, mais tous ne réalisent peut-être pas à quel point il est respecté.

On a entendu plusieurs joueurs passer des remarques dans les semaines qui ont suivi la transaction. Celle de Jonathan Toews m'a particulièrement marqué. Quand un des plus grands leaders de la LNH remercie Marc Bergevin d'avoir sorti Weber de sa division... Pour moi, c'est vraiment révélateur.

Je me souviens de mes visites à Nashville, dans les dernières années de ma carrière. En fait, je me souviens de tous les matches où je devais affronter les Predators. Je faisais toujours particulièrement attention quand je me retrouvais sur la patinoire en même temps que Weber.

Le Canadien n'était pas particulièrement intimidant, physiquement, au cours des dernières années.

Avec un gars comme ça qui patrouille la ligne bleue pendant 24, 25 ou 26 minutes par match, ça vient de changer.

Il ne faut surtout pas être surpris de le voir connaître autant de succès, aussi rapidement avec sa nouvelle équipe.

Premièrement, il est Canadien. Il a grandi dans ce pays. Il savait donc dans quoi il s'embarquait. Il sait ce que ça représente de jouer ici. Il faisait partie d'Équipe Canada durant les Jeux olympiques de Vancouver. Il a remporté la Coupe du monde à Toronto. Tout ça l'a préparé à enfiler le chandail de Montréal. Ça paraît sur la patinoire.

Sa personnalité l'aide, aussi. Il est de nature très calme. Il ne cherche pas l'attention. En ce sens, il me fait un peu penser à Price. La présence de deux leaders comme ça doit forcément contribuer à calmer la vague.

Il faudra bientôt rendre à Marc Bergevin tout le mérite qui lui revient.

Beaucoup de gens lui ont tapé sur la tête l'an dernier. Il a réagi en abattant du très bon travail durant l'été.

J'ai comme l'impression qu'il est en quelque sorte revenu à la base. Je me souviens de ses débuts à titre de directeur général. Il disait qu'il voulait ajouter du caractère à son équipe. Dans les dernières années, en misant sur des joueurs comme Alexander Semin, il s'était un peu éloigné de cela. Dernièrement, avec des joueurs comme Weber et Andrew Shaw, il est revenu à ce qui lui avait permis de connaître du succès à ses débuts.

À Ottawa

Si Weber a un impact à Montréal, il ne faut pas négliger l'importance de Derick Brassard à Ottawa.

Dès son arrivée, il a solidifié un peu l'attaque des Sénateurs. On remarque déjà que les Sénateurs ont un deuxième trio plus respecté. Kyle Turris est désormais mieux protégé. La pression ne repose plus uniquement sur ses épaules.

Guy Boucher a eu l'idée de réunir Jean-Gabriel Pageau, Zack Smith et Mark Stone au sein d'un seul trio. On a bien vu qu'il y avait une belle complicité entre ces trois joueurs la saison dernière.

À défaut de miser sur une supervedette à l'attaque comme Sidney Crosby, les Sénateurs misent en ce moment sur trois trios potentiellement dangereux. Ça compte pour beaucoup. Ça signifie qu'ils ont presque toujours une ligne dangereuse sur la glace.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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