Auston de Phoenix

Auston Matthews en a mis plein la vue... (Photo Patrick Woodbury, Le Droit)

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Auston Matthews en a mis plein la vue en marquant quatre buts à son premier match dans la LNH, mercredi soir.

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CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / On peut dire que c'est bien parti pour la nouvelle saison de la Ligue nationale de hockey.

Les gens qui étaient à l'écoute lors de la soirée d'ouverture, mercredi, ont été gâtés. Onze buts ont été marqués dans le match à Edmonton. Neuf à Ottawa. Sept à Chicago. On sent qu'il se passe quelque chose à travers la ligue. C'est bien excitant.

Il n'y a quand même pas de doute, c'est Auston Matthews qui a volé le show. Ce n'était peut-être qu'un match, mais il a quand même marqué quatre buts.

J'ai joué 973 matches dans la ligue. Ma première soirée de quatre buts, je l'attends toujours.

J'ai eu la chance de rencontrer Auston à quelques reprises. En fait, notre première rencontre, je ne m'en souviens même pas. À l'époque, il devait avoir cinq ans. Peut-être six. Je faisais partie de l'organisation des Coyotes de Phoenix. Il était venu au carnaval de l'équipe avec sa petite soeur. J'avais discuté avec son père. Il paraît que le garçon avait deux joueurs favoris : Shane Doan et moi. Il paraît aussi que nous lui avons donné le goût de jouer au hockey.

Daniel Brière avec un jeune Auston Matthews: «À... (Photo tirée de Twitter) - image 2.0

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Daniel Brière avec un jeune Auston Matthews: «À l'époque, il devait avoir cinq ans, peut-être six.»

Photo tirée de Twitter

C'est bien flatteur... Même si ça me fait sentir vieux.

J'ai revu Auston à l'été 2014, puis à l'été 2015. Il participait alors aux camps de perfectionnement de l'Agence CAA Hockey, en Californie. Il était sur la glace avec mes fils, qui sont à peine plus jeunes que lui. C'était impressionnant de le voir aller. J'avais parfois l'impression de voir un homme s'amuser avec une bande d'enfants. À 17 ou 18 ans, il était déjà bâti comme un homme. Il faisait des choses que seuls des vétérans aguerris de la LNH peuvent faire sur une patinoire.

Sa force physique, ses explosions, son coup de patin... Tout ça était déjà très impressionnant.

J'ai été impressionné par ses quatre buts contre les Sénateurs. J'ai aussi beaucoup aimé sa réaction après le match. Tu voyais tout de suite qu'il était déçu de la façon dont les choses se sont terminées. Il était fier de ses quatre buts, mais ça lui faisait mal d'avoir perdu le match. C'est un beau signe de maturité. Mike Babcock et les autres dirigeants des Leafs ont raison d'être fiers de la façon dont il se comporte.

•••

Parlons un peu des Sénateurs et du Canadien, deux équipes excitantes qui s'affronteront pour la première fois samedi. 

Deux équipes qui s'en vont dans la bonne direction, selon moi.

Les Sénateurs ont complété une bonne transaction, cet été, quand ils ont fait l'acquisition de Derick Brassard. À mon avis, Derick pourra en donner plus à l'équipe que Mika Zibanejad. 

D'abord, il protégera mieux Kyle Turris. Tout d'un coup, c'est comme si les Sénateurs misaient sur deux centres numéro un. Ça, c'est un beau problème. Ça peut donner des résultats. Déjà, on a vu mercredi qu'ils ont tous les deux réussi à s'imposer dans le premier match de la saison. Ils vont pouvoir s'aider.

Je suis content aussi de voir qu'on accorde une nouvelle chance à Guy Boucher. Il mérite une seconde chance.

Je m'attends à ce que les Sénateurs se battent toute la saison pour accéder aux séries. Et je crois qu'ils vont réussir à se faufiler. Je les vois compléter la saison au septième ou au huitième rangs dans l'Association Est.

Le Canadien aussi sera des séries. Il n'aura pas de trop de mal à se qualifier. Il va même terminer dans le haut du classement. Il va se battre avec le Lightning, les Penguins et les Capitals au sommet.

Personne ne s'est amélioré autant devant le filet que Montréal durant la saison morte. D'autres équipes ont travaillé fort en ce sens. Les Maple Leafs ont acquis Frederik Andersen, les Flames sont allés chercher Brian Elliott... Carey, ça reste Carey. Ce qu'il peut apporter à une équipe, c'est incroyable.

J'ai adoré l'échange Subban contre Weber, pour tout ce que Weber peut apporter à l'extérieur de la patinoire. En ce sens, Andrew Shaw peut apporter beaucoup à sa nouvelle équipe, aussi.

Avec tout ça, Marc Bergevin a fait le travail nécessaire pour redorer l'image du CH. Maintenant, c'est aux joueurs et aux entraîneurs de faire le nécessaire pour replacer l'équipe. 

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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