Connor McDavid, le prochain ?

Après la Coupe du monde, notre collaborateur Daniel... (Nathan Denette, La Presse canadienne)

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Après la Coupe du monde, notre collaborateur Daniel Brière constate que Connor McDavid a ce qu'il faut pour remplacer Sidney Crosby à titre de meilleur joueur de la LNH.

Nathan Denette, La Presse canadienne

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CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Je ne sais pas à quel point la Coupe du monde de hockey a soulevé les passions au Canada. Chez nous, à Philadelphie, on a senti le niveau d'enthousiasme chuter quand les Américains ont subi l'élimination. Le réseau ESPN a continué de présenter les parties à la télévision, mais j'ai bien senti que les gens ont décroché.

Moi, en tous cas, j'ai adoré ce tournoi.

J'ai eu la chance de passer quelques jours à Toronto, la semaine dernière, durant la ronde préliminaire. La station de radio montréalaise 98,5 FM m'avait invité à participer à leurs reportages. J'ai trouvé le format de la compétition bien excitant. Comme bien des gens, j'ai surtout été impressionné par l'équipe des jeunes étoiles nord-américaines. Dans le futur, quand on y repensera, on se dira peut-être qu'on a vu l'histoire s'écrire sous nos yeux, avec Auston Matthews, Jack Eichel et Connor McDavid réunis au sein de la même équipe.

Je me souviendrai entre autres du match opposant l'Amérique du Nord à la Suède, en ronde préliminaire. Ce match figure probablement dans les cinq meilleurs que j'ai vus dans ma vie.

J'ai vécu pas mal d'émotions fortes durant ma carrière de joueur. Comme fan, par contre, j'avais rarement vu quelque chose du genre.

La Coupe du monde nous a une fois de plus prouvé que Sidney Crosby demeure le meilleur joueur au monde. C'est vraiment impressionnant de le voir élever son jeu comme ça. Il a vraiment pris le contrôle d'Équipe Canada. Lui et Carey Price, en fait. Ils ont réussi à donner une certaine stabilité à leur équipe.

D'autres joueurs ont connu de grosses soirées. Jonathan Toews a marqué deux buts dans un match. Matt Duchene aussi. Mais de voir Crosby dominer chaque match, ça m'a vraiment épaté.

Des blessures l'ont peut-être ralenti pendant quelques années. Puis, son début de saison difficile de l'an dernier ont contribué à soulever des questions à son sujet. Les gens ont commencé à se demander s'il était rendu au bout du rouleau. Avec ses performances dans les séries éliminatoires, Sid a réussi à convaincre bien des sceptiques. À la conclusion de la Coupe du monde, ça m'apparaît plus clair que jamais. Le meilleur, c'est lui. Oh, l'âge va bien finir par le rattraper. Il n'y a pas de doutes là-dessus. Mais dans mon livre à moi, en ce moment, personne n'est à sa hauteur. Ça ne devrait pas changer dans les deux ou trois prochaines années.

Celui qui lui succédera ? C'est dur à dire. Si je devais me prononcer, je dirais que McDavid s'approche très rapidement.

Je vous disais plus tôt dans cette chronique toute mon admiration pour l'équipe d'étoiles nord-américaines qui s'est bien défendue à la Coupe du monde. Dans ce groupe, McDavid est sans doute celui qui m'a le plus impressionné.

Sa vitesse constitue son principal atout. Et quand je parle de vitesse, je ne parle pas exclusivement de son coup de patin. Je parle de sa vitesse d'exécution avec la rondelle. La vitesse de sa pensée. Il est capable de voir le jeu se dérouler devant lui.

Au hockey, la vitesse, c'est aussi la vitesse des mains et des pieds.

Des gars qui patinent aussi vite, au hockey, ça se voit. Mais, souvent, les mains et la tête ne suivent pas. McDavid, lui, peut compléter de très beaux jeux alors qu'il est au sommet de sa vitesse. Qu'on s'entende. Eichel et Matthews sont excellents, eux aussi. Pour un gars de son âge, Matthews a déjà beaucoup de maturité. Il sera également un des meilleurs joueurs de la LNH dans un avenir rapproché. Mais personne, à mon avis, ne possède un coffre à outils plus complet que McDavid.

J'ai communiqué par textos avec mon copain Claude Giroux à quelques occasions durant le tournoi. Des échanges très courts. Même s'il n'avait pas l'occasion d'enfiler le chandail d'Équipe Canada lors de chaque match, il semblait de très bonne humeur. Claude, c'est un vrai joueur d'équipe. Il faisait absolument tout ce qu'il devait pour remplir son rôle dans l'équipe. Ce n'était pas une situation nécessairement facile, mais il n'allait surtout pas se plaindre.

Propos recueillis par Sylvain St-Laurent

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