Tout un honneur

Daniel Brière, quand il jouait avec les Voltigeurs... (Archives LeDroit)

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Daniel Brière, quand il jouait avec les Voltigeurs de Drummondville

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CHRONIQUE / Le grand moment approche.

C'est mercredi prochain, dans un hôtel de Montréal, que je vais faire mon entrée au Temple de la renommée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, en même temps que l'ancien gardien des Olympiques José Théodore ainsi que de Réal Cloutier, Mario Marois et de l'ancien entraîneur Ron Lapointe, à titre posthume comme bâtisseur.

Ce sont tous de très grands noms de l'histoire du hockey junior au Québec et je dois vous dire que c'est un très bel honneur qu'on me fait en m'intronisant à ce panthéon prestigieux en même temps qu'eux.

C'est flatteur et vraiment spécial, je ne m'attendais jamais à ça et j'ai donc été surpris il y a quelques mois quand le commissaire Gilles Courteau m'a téléphoné pour m'apprendre la nouvelle.

Ça me rappelle évidemment d'excellents souvenirs de mes trois années chez les juniors avec les Voltigeurs de Drummondville, qui m'avaient sélectionné en première ronde (6e au total) en 1994. J'ai tellement été bien traité par l'organisation ainsi que par ma famille de pension, les Voyer. J'ai connu beaucoup de bon monde là-bas et je suis curieux de voir si certains de mes coéquipiers de ces années-là seront présents pour l'occasion, avec de nombreux amis et membres de ma famille.

Nous avions d'excellentes offensives au cours de mes années avec les Voltigeurs et mon meilleur souvenir est probablement ma deuxième saison, quand j'avais récolté 163 points en saison régulière pour remporter le championnat des compteurs. C'était aussi mon année de repêchage dans la LNH, qui avait été couronnée par une sélection en première ronde (24e) par les Coyotes de Phoenix.

L'année suivante, ma dernière chez les juniors, avait été marquée par ma participation au Championnat mondial junior où nous avions gagné la médaille d'or en Suisse. Ma carrière avait ensuite pris fin lors d'une série de deuxième ronde contre les Olympiques (alors de Hull), qui étaient en route vers les conquêtes des coupes du Président et Memorial.

Nos équipes n'avaient pas remporté de championnats, mais ce furent quand même de belles années qui m'ont bien préparé aux rigueurs du hockey professionnel.

***

Parlant de ce qui se passe chez les pros, il y a évidemment encore beaucoup de discussions de ce temps-ci concernant le fléau que sont les commotions cérébrales, avec les révélations qui entourent cette poursuite effectuée par des anciens joueurs contre la LNH.

Je suis ça de loin, comme tout le monde. Je pense que ça n'a pas fini de faire jaser.

À travers tout ça, il y a mon ami Claude Giroux qui a fait sourciller bien des gens en ne ratant aucun match alors qu'il avait été frappé par-derrière par Martin Hanzal samedi dernier dans un match contre les Coyotes.

Connaissant le caractère de Claude, ça ne m'a pas surpris qu'il joue le match suivant des Flyers et qu'il compte même le but gagnant en prolongation contre Winnipeg. Ce n'est pas tout le monde qui est fait de la même manière et il y a encore beaucoup de recherche à faire pour savoir quand tu as subi une commotion et quand tu n'en as pas eu une.

J'en ai déjà parlé, mais la poussée des Flyers présentement est pas mal impressionnante. Ça ressemble étrangement à ce que les Sénateurs ont accompli l'an dernier.

***

En terminant, j'ai vu le coup de hache que le défenseur des Blackhawks Duncan Keith a assené au visage de Charlie Coyle, du Wild, au début de la semaine. Ce n'était pas beau à voir, c'était très graphique.

Keith mérite d'être suspendu sévèrement pour son geste, et je suis convaincu qu'il le sera.

En même temps, il n'est pas le joueur le plus gros et certains prennent parfois des libertés avec lui et il ressent le besoin de se défendre avec son bâton à l'occasion. Je peux le comprendre, j'étais le même genre de joueur et ce serait hypocrite de ma part de dire que je ne le comprends pas d'avoir posé un tel geste. Quand tu cherches à te défendre de cette façon, il faut être prêt à payer le prix et je suis certain que Duncan Keith est prêt à le faire.

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