Le marché des échanges s'éveille

Les Flyers ont bougé en envoyant Vincent Lecavalier... (Archives, Associated Press)

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Les Flyers ont bougé en envoyant Vincent Lecavalier à Los Angeles.

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CHRONIQUE/ J'espère que vous avez passé de belles Fêtes, chers lecteurs du Droit.

Les miennes ont été assez tranquilles, ce qui était bien apprécié. C'était la première fois que je pouvais rester à la maison et ne pas avoir à partir pour aller jouer des matches quelque part. Disons que c'est assez différent et c'était très bien ainsi.

L'année 2016 est déjà partie sur les chapeaux de roue dans la LNH alors que le marché des échanges, très tranquille jusque là, s'est activé soudainement cette semaine.

Les Flyers ont bougé en envoyant Vincent Lecavalier à Los Angeles avec le défenseur Luke Schenn contre un jeune centre, Jordan Weal, et un choix de troisième ronde. Je suis bien content pour Vincent, qui est arrivé à Philadelphie après que je sois parti. Ça n'a jamais vraiment débloqué pour lui là-bas et il n'a joué que sept parties cette saison avant l'échange. À travers tout ça, il est demeuré un excellent coéquipier, ne s'est jamais plaint dans le vestiaire et s'est comporté en véritable professionnel.

Un gars qui se comporte de cette façon mérite d'avoir la chance de poursuivre sa carrière ailleurs et il faut lui souhaiter que les choses aillent bien alors qu'il se retrouve avec une bonne équipe, les Kings, qui pourraient lui donner la chance de gagner une deuxième coupe Stanley. C'est bien parti alors qu'il a obtenu une passe jeudi contre Toronto.

Le plus gros échange de la semaine est évidemment celui qui a envoyé Seth Jones à Columbus contre Ryan Johansen. Je pense que c'est un échange qui peut être bénéfique aux deux équipes, mais je l'aime particulièrement du point de vue des Blue Jackets, qui obtiennent un jeune défenseur de 21 ans qui pourrait être le pilier de leur brigade pour les prochaines 12, 13 ou 14 années. Un gars capable de jouer 25 à 28 minutes par partie contre les meilleurs joueurs adverses, ça ne court pas les rues.

Pour ce qui est de Johansen, il y a quelques points d'interrogation de son côté qui m'inquiètent, comme le fait qu'il ait fait la grève l'an dernier alors qu'il était en quête d'un nouveau contrat, et que John Tortorella lui ait reproché de ne pas être au sommet de sa condition physique cette saison. Mais s'il se prend en main, il pourrait combler le besoin des Predators pour un centre numéro un pour longtemps. En tout cas, on va suivre le développement de ces deux joueurs pour des années à venir.

Drouin en position délicate

L'autre nouvelle qui a défrayé les manchettes a été cette demande d'être échangé par le Lightning de Tampa Bay rendue publique par l'agent de Jonathan Drouin, Allan Walsh. J'ai trouvé le moment pour ébruiter cette demande bien mal choisi, alors qu'il venait d'être rétrogradé dans la Ligue américaine.

Au début de ma carrière, j'ai passé quelques saisons à faire la navette entre Phoenix et la Ligue américaine, et j'en ai vu des choix de repêchage élevés se plaindre qu'ils ne jouaient pas assez à leur goût et être ensuite cédés aux mineures. Quand tu débarques dans la chambre du club-école, tout le monde joue avec l'objectif de monter «en haut» et ça peut être assez inconfortable pour un tel joueur qui se plaint de son sort.

Ça ne sera pas facile pour Jonathan, mais j'ai aimé ses commentaires à l'effet qu'il laissait ça (la requête d'être échangé) à son agent et au Lightning, et qu'il était à Syracuse pour jouer au hockey seulement. C'est tout ce qu'il peut contrôler présentement, son jeu à lui, de toute façon, le reste n'est pas entre ses mains.

Fondation Pat-Burns

En terminant, je vous invite à venir me voir jouer le 24 janvier à 12 h 30 au Complexe Branchaud-Brière alors que l'équipe du 104,7 FM, aidée de quelques personnalités, affrontera une équipe de gens d'affaires de la région. J'ai joué mon premier match avec les anciens Flyers il y a 10 jours pour m'aider à me préparer pour ce match amical où j'aurai l'occasion de jouer avec mon bon ami Patrice Bélanger. La dernière fois que j'ai été sur la même patinoire que lui, il avait coupé Claude Giroux sous le nez avec son bâton, donc j'aime mieux l'avoir dans mon club. C'est pour une bonne cause, la Fondation Pat-Burns.

Propos recueillis par Marc Brassard

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