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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Aider le Vieux-Gatineau

Le conseil municipal devrait cibler en priorité la revitalisation du Vieux-Gatineau. Il est un des centres urbains historiques et depuis la dernière fusion, il a été en quelque sorte laissé pour compte. Il est temps de lui faire une beauté. Une démarche de revitalisation intégrée a été initiée par la Ville de Gatineau. Un plan d'action 2016-2026 a été déposé en juin. Il regorge de projets inspirés par la population du quartier et portés par divers partenaires du milieu. Cet automne, le conseil municipal aura à statuer sur ce plan. Espérons que les élus sauront appuyer les initiatives du milieu. 

Lyne Bouchard, Gatineau

Vallée estomaquée?

Ainsi donc, Stéphanie Vallée est estomaquée qu'une députée de la CAQ vienne lui faire la leçon en Outaouais (LeDroit, 24/09/2016). C'est pourtant elle qui devrait être gênée d'avoir lamentablement failli à la tâche. Si 50 % des cours de formation en médecine durant les premiers 18 mois seront en anglais, c'est que l'UQO n'offre pas de programme sur les sciences fondamentales de base. Plutôt que de doter notre université d'un tel programme, elle préfère que McGill offre cette formation à distance, et en anglais. Les emplois et les fonds associés à cette formation iront donc à l'université québécoise qui est déjà la mieux pourvue, plutôt que de servir à développer notre propre université. Pourtant, cela ne serait pas une mission impossible. Trois-Rivières en est une démonstration très concrète. Gatineau est pourtant deux fois plus populeuse que Trois-Rivières. Peut-être qu'on devrait envoyer Mme Vallée en stage à Trois-Rivières pour lui apprendre comment défendre les intérêts de sa région.

Gaston Carmichael, Gatineau

Manque de rigueur

Le maire Jim Watson prétend que tous les programmes et services de la Ville d'Ottawa sont offerts dans les deux langues officielles. Cette affirmation porte à faux. À preuve, le besoin constant pour les francophones de porter plainte. La ville ne fait que rectifier les choses au cas par cas, et après coup. C'est toujours à recommencer. Le problème est systémique. Les services ne sont pas appliqués de façon rigoureuse. Oui, Ottawa doit devenir officiellement bilingue !

Gilles Marleau, Orléans

Un campus champêtre

Le rapport « Le temps d'agir ! » sur l'éducation postsecondaire en langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l'Ontario a recommandé « la création d'un campus conjoint du Collège Boréal et de la nouvelle université dans la région du Grand Toronto ». Or, ce que nos cousins du Centre et du Sud désirent et ce que l'Université franco-ontarienne pourrait être n'est pas nécessairement la même chose. Une université urbaine -- serait-elle dans un édifice du centre-ville de Toronto ou dans un centre commercial désaffecté d'Etobicoke -- va à l'encontre d'un des constats du rapport sur la création « d'un milieu de vie francophone pour les étudiants ». Ce n'est pas dans une mer urbaine que ce milieu peut croître. Il faut un campus loin du centre-ville, où les étudiants vivraient, en français, dans des résidences pendant quatre ans. En Huronie, non loin de la baie Georgienne, à Penetanguishene ou à Lafontaine. On pourrait y créer une institution postsecondaire de la grandeur de l'Université Bishop's, à Lennoxville. L'Université franco-ontarienne se doit de créer sa niche. Et ce devrait être le modèle américain d'une petite université d'arts libéraux avec des programmes de premier cycle, 12 étudiants pour chaque membre du corps professoral et, surtout, un endroit où vivre sa francophonie.

Jean-François Bertrand, Ottawa

Pas un leader

Comme moi, vous devez être déçu du peu de profondeur à la table du conseil de Gatineau, sauf quelques exceptions. Je croyais en Maxime Pedneaud-Jobin au point d'être en désaccord avec mon ami Norm Macmillan. Mon expérience politique comme ex-maire de Val-des-Monts me permet d'affirmer que le maire n'est pas un leader et ne le deviendra pas. Bon communicateur, contrairement à Marc Bureau, il n'a pas le talent de rassembleur au conseil, une qualité primordiale pour faire passer ses idées. Les candidatures de Lawrence Canon et Yves Ducharme sont peu probables. Le prochain maire doit avoir des conseillers visionnaires, compétents, capables de travailler en équipe. Dans les quartiers, la popularité d'un candidat n'en fait pas nécessairement un bon élu. Ne choisissez pas par sentiment ou sympathie mais par conviction sur les capacités de la personne à livrer sa matière grise et la capacité de privilégier l'urgence de la réfection de nos rues, bibliothèques et arénas au lieu patauger dans des dossiers irréalisables et farfelus. Un candidat capable de se mettre dans les bottines des contribuables qui en ont marre du gaspillage causé par l'incompétence administrative.

Gérald Durand, Gatineau

Quand on se vante des pires statistiques !

Dans LeDroit (24 septembre), le vice-président aux relations externes de l'Université McGill, Olivier Marcil, justifiait la décision du gouvernement du Québec de confier à l'Université McGill le développement d'une faculté de médecine dans l'Outaouais, et la formation des médecins qui va avec. M. Marcil, qui a été chef de cabinet du ministre libéral Clément Gignac et ancien conseiller du premier ministre Jean Charest, offrait les arguments suivants :

1) « 90 % des étudiants en médecine de McGill proviennent du Québec ». Or l'institution n'a pas le choix puisqu'elle doit respecter les quotas imposés par Québec. 

2) « Plus de 2/3 des docteurs en médecine restent au Québec pour y compléter leur spécialisation. » Cette donnée est erronée : c'est presque 50 % qui feront leur spécialisation hors Québec, contre 1,5 % pour les universités de Montréal, Laval et Sherbrooke. Et deux ans après avoir fini leur spécialisation, un autre 50 % quitte le Québec, et la proportion augmente avec le temps. 3) « 80 % des résidents en médecine de famille demeurent dans l'Outaouais pour pratiquer et parlent tous français » : tiré par les cheveux ! Exit les spécialistes. Globalement, les francophones formés en anglais suivront les mêmes chemins migratoires que leurs confrères anglophones. La vision anglicisante proposée par McGill pour l'Outaouais sera de former 100 % en anglais pour la théorie et d'envoyer ceux qui resteront sur le terrain, des médecins qui massacreront le français. Ces médecins, dont la formation coûte plus de 150 000 $ chacun, courent-ils après l'argent ? Faux. La langue est directement responsable des départs, car environ 8 %, seulement, des spécialisés formés en français quittent le Québec. Former en anglais ? Poser la question, c'est y répondre. Et dire que les universités de Moncton et d'Ottawa donnent une formation en médecine 100 % en français...

Pierre Serré, Montréal

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