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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Liberté d'expression

Dans nos écoles, on lutte contre l'intimidation, la discrimination, le harcèlement. Tolérance zéro! On sait que des mots cruels ont brisé des vies, poussé des jeunes au suicide. Ces jeunes stigmatisés avaient pourtant le droit d'être eux-mêmes.

La liberté d'être soi, d'être respecté dans sa différence est un droit fondamental. Les mots diffamatoires qui blessent, qui dénigrent, qui tuent sont-ils plus doux dans la bouche d'un humoriste? Comment une personne peut-elle se sentir supérieure au point de dire qu'un enfant n'aurait pas dû naître, qu'il devrait mourir? J'en ai des frissons. Où s'arrête donc la liberté d'expression? Même pour un humoriste, la liberté s'arrête là où commence celle de l'autre.

Ce n'est pas parce qu'on a de plus gros pieds qu'on peut écraser un plus petit. Liberté englobe responsabilité. J'ai travaillé avec des enfants handicapés. Jamais n'aurions-nous accepté qu'au nom de l'humour on les ridiculise. Ils ont tous leur valeur, leur dignité, et des sentiments.

Je devine leur drame et celui de leurs parents. La liberté d'expression que prend Mike Ward, liberté dépourvue de respect et de bienveillance, ressemble beaucoup à une invasion barbare dans la vie de Jérémy Gabriel. Rien ne donne à un humoriste le droit de piétiner le jardin d'une personne qui veut simplement trouver sa place. Chacun a sa mélodie au fond de lui! Jean Lapointe le dit bien.

Colette St-Denis, Ottawa

C'est trop, Mike Ward

Je ne comprendrai jamais qu'on puisse s'attaquer ainsi à un enfant tel que Jérémy Gabriel. C'est là que s'arrête, selon moi, la sacro-sainte Liberté si âprement proclamée de nos humoristes. Passe encore peut-être une fois. Mais que ladite farce ait été reprise plus de 230 fois, c'est de l'acharnement pur et simple, et ce n'est plus drôle du tout.

Mike Ward aurait pu s'excuser en temps et lieu. Mais non, il a plutôt choisi d'en remettre sur le dos d'un enfant sans défense et handicapé!

Trop, c'est trop Mike Ward. Je ne pourrai jamais admettre qu'on se délecte ainsi sur le dos d'un enfant.

Lucie Dumouchel, Gatineau

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