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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le français à l'Euro

Ce n'est pas en regardant les matchs de l'Euro 2016 qu'on se douterait que ça se passe en France. La publicité est tout à l'anglais, les annonces publiques aux stades le sont souvent, et j'ai même aperçu l'outrageant Only Lyon peint sur les sièges (alors vides) du stade local. L'ironie dans tout ça : le pays dont la langue est le passe-partout de cette Europe anglophile s'apprête à quitter ses rangs ! Quelle incurie ! Quelque chose me dit aussi que si l'Angleterre quitte, ce n'est pas le français qu'on verra revenir non plus... Avec des amis tels que la France, la langue française n'a pas besoin d'ennemis.  

André Dorion, Gatineau

Croc-en-jambe

Renommé « outil de compréhension » en mai dernier, le logiciel de traduction automatique déployé par le Bureau de la traduction ne doit pas servir à diffuser des traductions machines. Or, voici que, le 10 juin, Pêches et Océans Canada a publié un appel d'offres auprès de compagnies aériennes pour la relève des équipages des navires de la Garde côtière dans l'Arctique. De toute évidence, l'appel d'offres a été traduit par une machine. On peut y lire, entre autres : « La taille de l'équipage sur chaque jambe ne sera pas nécessairement la même chose, mais demeurera dans la limite maximale de 45 passagers avec une allocation de 100 livres de bagages par personne. » Outil de compréhension ? Vraiment ? Devant pareil charabia, les francophones sont lésés dans leurs droits. En matière de correction linguistique et de respect des langues officielles, on repassera !

Jean Delisle, Gatineau

Le but de la Charte

Une société qui permet que l'on bâillonne la femme, qui se cache derrière les religions pour mieux l'asservir, n'y connaît rien en termes de » respect » ou de « dialogue » et bafoue « les valeurs fécondes » de toutes sociétés, contrairement au dialogue auquel croit le correspondant Pierre R. Gascon (« Religion et société », LeDroit, 17 juin). Bien que Bernard Drainville ait manqué de doigté, le but de la Charte des valeurs visait plutôt la libération et l'émancipation de cette indispensable moitié de l'humanité... la femme. Qu'on se le dise !

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau

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