À vous la parole

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à 

Agrandir

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Droit

Vous voulez réagir à l'actualité? Écrivez à editorial@ledroit.com. Ne seront publiées que les lettres portant les nom, prénom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur. Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront.

À bout de patience

Je suis pleinement en accord avec Patrick Duquette pour sa chronique «Un peu de ferveur, Madame la ministre» (LeDroit, 23 décembre).

C'est un peu pour cela que nous déménagerons. Il a fallu un assez grave AVC pour qu'un médecin me prenne dans sa clientèle.

Nous avons déjà passé une nuit à attendre un médecin à l'urgence de l'hôpital de Hull.

L'Outaouais a toujours voté pour les libéraux alors c'est pourquoi la ministre de la région Stéphanie Vallée n'est pas pressée.

Marcel Lamoureux, Gatineau

Quels progrès?

Quels progrès? Je cherche toujours la réponse. Un petit tour au sixième étage du Centre hospitalier de Hull, section gérontologie, où logent des patients payants, c'est la désolation.

Tout mon respect pour le personnel soignant qui fait tout en son possible pour rendre la vie supportable aux personnes qui s'y trouvent confinées en attente d'un placement hypothétique, certains depuis une bonne année.

Lors de la nomination de Stéphanie Vallée au cabinet Couillard, je me suis réjouie de la venue d'une femme - que je croyais d'action - et qui, comme représentante de l'Outaouais, ferait enfin bouger les dossiers.

J'attends toujours! C'est vrai que dans le saint des saints, il y a toujours quelques glorieux dont le ministre de la Santé qui promet, qui promet! Mais la manne ne tombe toujours pas sur l'Outaouais.

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau

Elle n'y croit pas

Jusqu'à maintenant, j'avais beaucoup de respect pour Stéphanie Vallée.

Il y a cependant une limite à prendre les gens de l'Outaouais pour des idiots. Les récents articles du Droit démontrent très clairement que Mme Vallée n'est pas du tout intéressée à défendre l'Outaouais dans les dossiers de la santé et de l'éducation.

C'est son choix, personne ne devrait être obligée de faire ce en quoi elle ne croit pas. Cependant les électeurs qui ont voté massivement en faveur de l'équipe libérale en Outaouais ne sont pas obligés de supporter une ministre qui ne croit pas en nos dossiers.

Nous avons quatre autres députés qui ne souhaiteraient rien de plus que de s'asseoir au conseil des ministres et de défendre nos dossiers dans la santé. Nous voulons une faculté de médecine en 2016. Point à la ligne.

Réjean Laflamme, Gatineau

Sans-abri, mon ami

La chronique «Donald Trump serait fier de nous» (LeDroit, 19 décembre), de Patrick Duquette, frappe juste.

Le ton, l'analyse et l'indignation qui en ressortent nous interpellent comme communauté. Évidemment, le problème de l'itinérance est complexe, comme le sont la pauvreté, les problèmes de santé mentale, la prostitution, les inégalités, les préjugés et la peur de ce que les croquants et les croquantes de Georges Brassens ne veulent pas voir.

Les constats sont plus faciles à faire que l'invention de nouvelles réponses ou solutions.

On pourrait rêver par exemple d'un programme d'aide sociale plus supportant, ou d'un accès plus facile au logement abordable, mais cela n'est pas nécessairement pour demain.

L'une des principales caractéristiques des personnes itinérantes est l'absence de lien social significatif, l'absence de réseau social supportant. Une très grande partie des itinérants a coupé les liens familiaux et amicaux. Pourquoi ne formerions-nous pas un groupe de bénévoles en appui au Gîte Ami pour développer une relation d'amitié et de support à une personne itinérante pour justement recréer un lien social significatif?

Ceci ne résoudrait pas le problème de l'itinérance, mais ce pourrait être un pas dans la bonne direction... C'est ma résolution du Nouvel An.

Jean-Bernard Robichaud, Gatineau

LeDroit virtuel

J'aimerai toujours lire mon journal LeDroit en format papier. Mais lors d'un récent voyage en Australie et une visite au Cambodge, j'ai apprécié ouvrir chaque jour mon iPhone et/ou mon iPad pour découvrir et lire ce qui se passe dans la région de Gatineau, en plus des nouvelles nationales.

Bravo à Martin Cauchon et à toute l'équipe du journal pour leur vision.

Allan Tremblay, Gatineau

Voir la pauvreté

Dans le cadre de mon travail, j'ai eu à intervenir au «camping» pour itinérants derrière la polyvalente de l'Île (LeDroit, 18 décembre).

J'ai été en mesure de constater qu'il y a effectivement certains délits commis. Ce que la plupart des bien-pensants ou des personnes offusquées de leur présence ne savent pas - car ils n'y ont jamais mis les pieds - est que le partage, l'entraide ainsi que l'encadrement d'organismes communautaires existent aussi. Vu de l'autoroute, le camping procure un malaise et nous met en plein visage ce qui existe chez nous et que nous aimerions mieux ne pas voir.

Il est bien plus facile de faire des voyages humanitaires à l'étranger pour se donner bonne conscience (comme certaines écoles le font avec leurs programmes internationaux) que de s'impliquer auprès de gens dans le besoin surtout lorsque ces derniers résident derrière chez nous.

Alain Rancourt, Gatineau

Le bilinguisme d'Ottawa: clair et indispensable

La marche arrière du nouveau député fédéral d'Orléans Andrew Leslie est choquante («La valse-hésitation de Leslie»; LeDroit, 29 décembre). J'en ai assez de tous ces politiciens qui se cachent derrière l'empereur Jim Watson. La province et le fédéral pourraient parfaitement déclarer Ottawa bilingue. C'est par simple courtoisie qu'ils souhaitent une demande du maire Watson, mais cette courtoisie devrait être réciproque!

En mai 2001, la Ville d'Ottawa de Bob Chiarelli demandait à la province, par 17 voix contre 5, qu'elle incorpore dans la loi sa politique de bilinguisme. C'était sans équivoque, car M. Chiarelli ajoutait: «M. Harris nous a dit que la Ville devait prendre sa propre décision. On l'a fait, et on lui demande maintenant d'amender la loi créant la ville d'Ottawa pour y inclure le bilinguisme» (LeDroit, 10 mai 2001). «Cela envoie au Canada et au monde le message que la capitale du Canada est une ville bilingue» (Ottawa Citizen, 10 mai 2010).

Le 10 mai 2001, la première page des journaux était claire: «C'est fait: Ottawa est bilingue» (LeDroit) et «Council declares city bilingual» (Ottawa Citizen). Sans surprise, Mike Harris refusait cette demande de la ville. Dalton McGuinty promit de l'accepter, mais son gouvernement dans lequel figurait Jim Watson joua sur les mots pour revenir sur cette promesse.

Or, le bilinguisme est indispensable. En voici une preuve. Plus du tiers des centaines d'habitants de la tour où j'habite sont francophones. Lorsqu'une alerte incendie retentit pendant de longues minutes et que plusieurs voitures de pompiers arrivent avec fracas, les résidents sont inquiets. Pourtant les seuls messages que nous donnent les pompiers sont unilingues anglais et des résidents paniqués arpentent les couloirs car ils ne comprennent pas ce qui se passe.

La ville et la province s'en lavent les mains, sous le prétexte que c'est un immeuble privé. Le propriétaire, Homestead, répond arrogamment qu'on doit s'y faire, car «nous sommes en Ontario, une province unilingue anglaise», alors que c'est faux, car aucune disposition légale ne le dit, et que la seule langue officielle de l'Ontario pendant deux siècles fut le français.

Faudra-t-il trouver un jour un enfant mort, parce que ses parents n'auront pas compris un message d'évacuation, pour que les politiciens aient enfin la courtoisie de reconnaître aux francophones leurs droits historiques et ne les traitent plus comme des sous-citoyens?

Roland Madou, Ottawa

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer