Poursuivre le libre-échange

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Grâce à l'ensemble de son portefeuille d'accords de libre-échange, le Canada est le seul pays du G7 à jouir d'un libre accès à l'ensemble des Amériques, de l'Europe et de l'Asie-Pacifique.

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Le commerce est un élément essentiel de l'économie canadienne. Comme le nouveau gouvernement libéral commence à faire face à la réalité de la stagnation de la croissance économique mondiale, il se tournera sûrement vers le commerce pour stimuler l'économie.

Le gouvernement précédent comprenait l'importance du commerce international. Il savait qu'un emploi sur cinq au Canada est lié aux exportations et que près de 60% du PIB du pays dépend du commerce. Il a élargi au monde entier ses relations en matière de libre-échange; le nombre de pays est passé de cinq, à l'arrivée des conservateurs au pouvoir, à 51 à leur départ. 

Des consultations avec le milieu des affaires ont mené à la conclusion d'accords importants comme l'Accord économique et commercial global avec l'Union européenne et le Partenariat transpacifique, par exemple. C'est plus de 60% de l'économie mondiale. Ces consultations ont aussi permis d'élaborer le Plan d'action sur les marchés mondiaux, qui continue d'exploiter nos atouts diplomatiques à l'étranger afin d'élargir l'accès des PME aux marchés les plus prometteurs.

Tout cela a été fait sous le voile d'une économie internationale volatile qui cherche à se relever depuis 2009.

Le gouvernement libéral sera aux prises avec des changements semblables. En raison de la chute du dollar canadien, de la faiblesse des prix du pétrole et des différends commerciaux imminents avec les États-Unis (comme la renégociation de l'Accord sur le bois d'oeuvre résineux et l'élimination de l'étiquetage indiquant le pays d'origine), il devra continuer de diversifier le portefeuille commercial du Canada pour que l'économie puisse surmonter les perturbations économiques actuelles et futures.

La lecture de la lettre de mandat de la ministre Chrystia Freeland nous donne une idée de l'orientation que les libéraux veulent donner au dossier du commerce. C'est encourageant de voir que la ministre continuera d'élargir les échanges commerciaux avec l'Inde et la Chine réalisés par le précédent gouvernement conservateur.

En novembre 2010, l'ex-ministre du Commerce international, Peter Van Loan, a amorcé des négociations de libre-échange avec l'Inde. Des études indiquent qu'un accord de libre-échange avec l'Inde pourrait faire croître l'économie canadienne d'au moins 6 milliards $. C'est une bonne nouvelle dans le climat économique actuel.

Nous avons aussi adopté une approche prudente dans le cadre des négociations commerciales avec la Chine, choisissant de ratifier un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers dans un premier temps. Il y a des obstacles à surmonter pour élargir nos relations commerciales avec la Chine, mais il faut appuyer les exportateurs canadiens, car ce pays est le deuxième marché d'exportation en importance. Par conséquent, cet accord constitue un premier pas prudent, les entreprises canadiennes profitent ainsi d'un traitement équitable et d'un cadre commercial plus transparent.

Le nouveau gouvernement libéral a entre les mains un portefeuille commercial beaucoup plus diversifié que la dernière fois. L'augmentation des échanges commerciaux est l'une des meilleures mesures de relance économique et je crois qu'il s'agit là d'une valeur commune aux libéraux et aux conservateurs. Nous devons collaborer afin d'aider les entreprises canadiennes à tirer parti des possibilités à l'étranger.

L'auteur, Randy Hoback, est député de Prince Albert et ex-président du Comité permanent du commerce international de la Chambre des communes.

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