Place des peuples: une saga qui fait jaser

La mouture 2.0 du projet Place des peuples... (Courtoisie, Brigil)

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La mouture 2.0 du projet Place des peuples

Courtoisie, Brigil

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Le Droit

Le projet Place des peuples continue de provoquer bien des débats, dans nos pages comme ailleurs.

L'absurdité citoyenne

Gilles Desjardins offre sur un plateau d'argent un observatoire et un hôtel pour de riches touristes. Il en remet avec des condos pour faire vivre le centre-ville. Quand on lui demande d'aussi investir dans le logement social et les sans-abri, il s'engage prudemment mais sûrement. Il offre des emplois dont bon nombre s'adressent à ceux qui n'ont pas eu le privilège des longues études. Des millions récurrents en taxes foncières sans que Gatineau n'ait à investir un sou. Il offre le tout selon les normes écologiques les plus strictes. Il consulte les résidants du quartier et de tout Gatineau. Conséquemment, il ajoute des commerces, rend le design unique, etc.

Il demande le sacrifice douloureux de quelques maisons, la permission de bâtir en hauteur et surtout de l'ouverture d'esprit et du bon sens. Il se fait répondre qu'il veut nous imposer des phallus géants parce qu'il est un mégalomane imbu, un destructeur de patrimoine. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin lui dit d'aller faire son projet ailleurs et qu'il est intransigeant comme George W. Bush. Et quand il pogne enfin les nerfs, on se réjouit de pouvoir «confirmer» les préjugés.

Si la Place des peuples a un avenir incertain à Gatineau, l'absurdité y est promise a un brillant avenir.

René Coignaud, Gatineau

Admiration, intimidation

Bien que sceptique quant à la pertinence d'élever un monolithe au centre-ville de Gatineau, j'avais un sentiment d'admiration et de sympathie pour son promoteur Gilles Desjardins et sa quête de modernisation. Ma faveur s'étend pourtant envers les résidants qui se portent à la défense de ce quartier et qui désirent conserver un minimum de souvenirs et des réalisations de nos ancêtres.

Mon capital de sympathie pour Brigil s'est effondré devant les menaces et l'intimidation envers le président déchu de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand.

Cet obélisque monolithique jurera devant toute architecture déjà existante au centre-ville et devrait se retrouver là où il ne portera ombrage ni à l'environnement, ni à la population.

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau

La vraie question

Brigil croit ce qui fait son affaire («Les Gatinois sont en "grande majorité" favorables, croit Brigil», 2 décembre). La question aux citoyens devrait être: «Voulez-vous des tours de plus de 50 étages derrière ou devant chez vous?» En ce qui me concerne, c'est non. Ceux qui prendront la décision d'avoir ces tours créeront un précédent.

Marcel Lamoureux, Gatineau

Brigil et les élus

L'argent peut imposer ses volontés sur tout ce qui pourrait l'empêcher d'atteindre ses objectifs. Un sens de l'honneur et de la magnanimité qui sont les étendards des puissants s'absentent lorsqu'un magnat décide de faire plier ceux qui s'opposent à sa vision et ses projets.

Moi qui ne suis rien, j'ai peur maintenant que des élus à qui nous avons confié un mandat plient aux exigences d'un individu qui les menace indirectement afin d'imposer ses volontés. Il faut croire, comme l'ont indiqué mièvrement nos élus, que la méthode Bush fonctionne si l'on a les sous et la certitude que personne n'osera soulever d'objections. Vous qui vous sentez impuissants, il faut faire appel à ceux qui vous ont élus. Ce sont les seuls qui peuvent vous soutenir.

À l'heure où la commission Charbonneau nous met en garde des collusions possibles, il faut être plus vigilants sinon nous risquons tous d'y perdre honneur, fierté, magnanimité... Nos droits de citoyens!

Marc R. LeBlanc, Gatineau

Un projet mégalomane

Gatineau souhaite un projet à échelle humaine pour son centre-ville, non un projet mégalomane satisfaisant l'ego d'un promoteur. Je me demande si ce dernier ne devrait pas s'occuper de ses projets déjà existants tels la ferme Columbia qui est en décrépitude.

Ces deux belles tours par Brigil - on n'a rien contre l'architecture - ne cadrent pas dans le décor de Gatineau et sont dommageables pour le voisinage.

L'architecte de renom Douglas Cardinal nous a habitué a plus de retenue et de grâce avec son très beau Musée de l'histoire. Il avait conçu ce que je qualifierais du plus bel édifice des deux côtés de la rivière des Outaouais. Pourquoi y porter ombrage avec ces tours? En retournant à sa table à dessin, il pourrait offrir un projet à échelle humaine qui s'harmoniserait au secteur et continuerait à mettre le beau musée en évidence.

Nicole Massicotte, Gatineau

Il y a d'autres sites

La Ville de Gatineau a adopté son plan d'urbanisme en 2009 et doit respecter ses propres règlements.

Le projet Place des peuples de Brigil est utopique. Le centre-ville doit évoluer en harmonie et le respect des gens et non dans l'ambiguïté. Il y a d'autres sites stratégiques à Gatineau qui pourraient accueillir les tours sans obstruction de la part des citoyens.

Robert Woodstock, Gatineau

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