D'autres appuis à Ottawa, ville bilingue

Jim Watson... (Martin Roy, LeDroit)

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Jim Watson

Martin Roy, LeDroit

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Plus qu'une municipalité 

Au maire Jim Watson, 

La communauté de l'école secondaire publique De La Salle se joint aux nombreuses voix citoyennes pour vous demander de bien vouloir attribuer un statut bilingue à la Ville d'Ottawa, à l'instar des langues officielles du Canada. Nous célébrons plus de 400 ans de présence francophone dans notre région, et nous nous apprêtons à célébrer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne en 2017. Il s'agit non seulement de reconnaître de façon équitable la dualité linguistique de notre pays, l'héritage culturel des deux peuples dits fondateurs - et, bien entendu, des peuples autochtones -, mais aussi de faire rayonner le patrimoine vivant et l'identité canadienne dont nous sommes tous fiers et que nous désirons présenter au monde entier. Ottawa est plus qu'une municipalité, elle est la capitale de notre beau pays. En ce sens, elle se doit de se doter d'un statut qui est à la hauteur de notre grande nation. 

Marcel Morin, directeur, Ven Djukic, président du conseil des élèves Johanne Leroux, intervenante (et plusieurs autres signataires) 

Une mesure de fraternité 

Au maire Jim Watson, 

Dire que la capitale du Canada aspire au titre de ville bilingue, c'est exercer une liberté de ton et de propos qui ne craint pas de déranger. La personne de cette opinion fait croisade. Sa stratégie est de remuer les émotions fortes. Elle inspire, stimule ou engage. Au pire, agace ses locuteurs, les ennuie ou simplement les amuse... peut-être. 

Son désir, tout comme son plan, n'a rien de platonique. Elle a comme références son vécu, ses valeurs personnelles, ses droits acquis, ses institutions politiques, ses intérêts économiques. Elle s'appuie sur son travail et ses échanges, compte sur l'émergence culturelle et diplomatique des aspirations collectives, et bien sûr... sur la reconnaissance de tous les édiles municipaux. 

À l'instant même, pourquoi s'inquiéterait-elle de l'agitation négative, de l'animosité des tenants du non. L'acharnement du contre s'amollit souvent à l'usure. 

Doter une ville de l'annotation princière de « bilingue », c'est engager tous ses citoyens dans une mesure d'altérité et de fraternité. C'est leur donner raison d'encourager leur ville dans la course vers sa maturité et d'aborder avec sapience une nouvelle ère de l'histoire d'Ottawa. 

Les francophones et francophiles qui choisissent de vivre dans un pays bilingue sont naturellement portés à accueillir avec grâce l'idée d'une capitale officiellement bilingue. N'est-ce pas leur idée première de trouver leur propre épanouissement dans un milieu qui accepte la diversité ? 

Nous invitons le maire et les futurs conseillers à apprécier la qualité d'un tel fleuron. 

Gertrude Pelletier Lapointe, 

Ottawa 

La symphonie incomplète 

Les canons se sont tus. Les peuples fondateurs du Canada ont décidé d'en remplacer les détonations et le vacarme infernal par une musique harmonieuse. Oui, comme un immense orchestre, lançons une symphonie de paix, d'unité et de respect pour le bonheur de tous. 

L'appel est lancé, comme jadis quand des centaines de milliers de jeunes se sont embarqués pour défendre les mères patries. 

Là, les braves Canadiens-français se sont fait connaître ! Sans eux, aurait-on signé l'Armistice ? Aurait-on construit un aussi beau pays ? Et pourtant... Voilà qu'à Ottawa, on refuse d'officialiser la partition des Canadiens-français qui portent toujours le flambeau. On veut bien qu'ils jouent les notes essentielles à la prospérité et à l'harmonie... mais qu'ils restent dans les coulisses, sans reconnaissance officielle pour la « langue de chez nous ». 

Incompréhensible résistance ! Près de 150 ans de mobilisation ! Et la symphonie reste incomplète, écorchée par des notes d'inégalité. 

Le grand chef, qui dit vouloir bien diriger l'orchestre, saura-t-il accorder à chaque peuple fondateur son statut officiel bien légitime et mérité ? Ottawa sera-t-elle enfin la ville de l'Armistice où la participation des anglophones et des francophones est reconnue à part entière et égale ? 

Combien on rêve à cette symphonie du bilinguisme complète ! Dans le lointain, on croit l'entendre. Elle veut surgir... mais on l'étouffe. Allons enfants et dirigeants de la patrie... 

Colette St-Denis, 

Ottawa

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