Cinq années passées à bâtir un parlement

M. Grégoire Lefrançois a investi 10 000 heures... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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M. Grégoire Lefrançois a investi 10 000 heures dans la construction d'une réplique à l'échelle du parlement.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Douze millions de petites pierres gravées, 2500 fenêtres et cinq ans plus tard, un septuagénaire gatinois s'apprête à mettre la touche finale à sa réplique à l'échelle du parlement canadien, une oeuvre où chaque détail a été minutieusement travaillé, des gargouilles jusqu'à la ventilation permettant de reproduire le souffle d'Éole sur le drapeau trônant au-dessus de la Tour de la Paix.

Ancien directeur adjoint de la police de Gatineau, Grégoire Lefrançois s'est lancé dans son aventure en 2012. Amant de la sculpture, il aura depuis ce temps passé plus de 10 000 heures à concevoir son impressionnante réplique du parlement, qui s'étend sur plus de cinq pieds par quatre pieds et demi.

Chaque barreau, chaque pierre, chaque élément a été conçu de manière très précise afin de représenter le prestigieux édifice tel qu'il l'est en réalité. Même les fenêtres ont des rideaux. Sans oublier un carillon pour la Tour de la Paix et un système d'éclairage pour l'intérieur.

Un beau défi

Le septuagénaire - qui se décrit comme « une personne de défis » - a eu l'idée de ce projet tout simplement en voyant le parlement lorsqu'il traversait la rivière des Outaouais pour aller à Ottawa. « Je regardais la complexité de tout ça, et je me suis dit que j'allais essayer de voir si je pouvais le faire. »

La tâche n'a pas été facile. Après diverses démarches pour obtenir des plans détaillant les mesures du parlement, l'artiste s'est résigné à aller lui-même prendre les mesures extérieures sur place. Google Earth l'a aussi aidé pour scruter les détails. Le plus gros défi aura été la bibliothèque du Parlement, confie-t-il en posant fièrement ses yeux sur son travail, réalisé avec du bois de tilleul sur lequel chaque brique est délimitée par de la pyrogravure.

Initialement, Grégoire Lefrançois souhaitait terminer son projet pour le 1er juillet, date du 150e anniversaire de la Confédération. Des ennuis de santé l'ont retardé, il y a quelques mois, de sorte qu'il lui reste encore quelques trucs à fignoler. « Il faut faire les chemins, la pelouse et les trottoirs, précise-t-il. J'ai hâte de finir. »

Une exposition ?

M. Lefrançois aimerait bien que son travail des cinq dernières années soit exposé quelque part dans un endroit public. Un don donnant droit à un reçu d'impôt est notamment envisagé. L'autre option serait une vente aux enchères, mais l'ancien policier préfèrerait que son oeuvre devienne une propriété publique.

Chose certaine, quand il aura terminé, il ira passer plus de temps avec sa femme. « Elle a hâte que je finisse », admet-il.




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