Sparks de toutes les couleurs

« J'avais des amis qui donnaient des spectacles de... (Etienne Ranger, LeDroit)

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« J'avais des amis qui donnaient des spectacles de rue et je leur ai demandé des conseils pour commencer», lance Magic Brian. «Je me suis dit : "Pourquoi pas ?" C'est vraiment différent. »

Etienne Ranger, LeDroit

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On en verra de toutes les couleurs sur la rue Sparks, ce week-end, à l'occasion du 25e Festival des arts de la rue d'Ottawa.

Magiciens, clowns, acrobates et autres sont rassemblés sur cette artère piétonnière, située à quelques pas de la colline du Parlement, pour divertir la capitale nationale. En fait, ils y sont officiellement depuis vendredi matin et, officieusement, depuis jeudi.

LeDroit s'est entretenu avec l'un de ces artistes, Magic Brian, après une représentation tenue devant une foule d'un peu plus de 100 personnes.

C'est un peu ça, l'attrait des amuseurs de rue. Ils commencent parfois leur routine devant cinq spectateurs et la terminent devant 200.

Le magicien Magic Brian affirme que c'est cette proximité et l'interaction avec le public qui l'a mené vers les performances de rue.

« J'ai commencé sur la scène pendant plusieurs années et j'ai fait des tournées avec des cirques. Après un moment, je me suis demandé ce que je pourrais faire de plus. J'avais des amis qui donnaient des spectacles de rue et je leur ai demandé des conseils pour commencer. Je me suis dit : "Pourquoi pas ?" C'est vraiment différent. »

Depuis une quinzaine d'années, Magic Brian - originaire de New York - fait le tour du globe pour présenter ses routines où la magie et la comédie se côtoient. Il estime que beaucoup de choses ont changé depuis qu'il a commencé à se donner en spectacle dans des lieux publics.

Par exemple, il sent le public de plus en plus distrait par leurs téléphones intelligents.

« Les gens s'attendent à une satisfaction instantanée. [...] Dans ces spectacles, il faut que les choses arrivent naturellement, mais le public est habitué à un format où l'exploit leur arrive tout de suite, maintenant. »

Pour Magic Brian, la magie devient un prétexte pour l'humour. Il implique le public et multiplie les blagues avant d'arriver au tour de magie. Ceux qui s'attendent à une succession d'illusions ne sont pas au bon endroit, tout comme ceux qui ne sont pas attentifs.

Certaines choses se sont toutefois améliorées, selon lui. La multiplication des festivals comme le Buskerfest d'Ottawa, notamment, encourage les artistes de rue et leur donne une chance de se faire valoir.

D'ailleurs, bien que l'événement soit gratuit, il faut prévoir quelques dollars pour ces artistes à la fin de leur spectacle.

Le festival paie leurs frais de déplacement et de logement, mais leur salaire, ce sont les dons du public.

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