Le combat de Willem

Willem Picard et ses parents, Caroline Simard et... (Martin Roy, LeDroit)

Agrandir

Willem Picard et ses parents, Caroline Simard et Nelson Picard

Martin Roy, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le quotidien des Picard a été bouleversé en 2014, quand la famille a appris qu'une tumeur cancéreuse s'était logée dans le cerveau de leur petit Willem, 8 ans. Huit mois plus tard, contre toutes attentes, la masse avait complètement disparu.

Aujourd'hui, le jeune porte-parole de l'édition 2016 du Défi têtes rasées en Outaouais et ses parents veulent donner à ceux que le cancer étouffe la bouffée d'air que Leucan leur a insufflée.

La 16e édition de la campagne de financement au profit des enfants atteints du cancer a été lancée lundi matin devant une trentaine d'acteurs locaux, de présidents d'honneur et de représentants des médias. Une foule compacte, qui aurait intimidé n'importe quel enfant. Mais Willem, aujourd'hui âgé de 10 ans, a fait preuve d'une assurance hors de l'ordinaire lorsqu'est venu le temps de s'adresser au public. 

Après tout ce qu'il a vécu, il faut plus qu'un simple micro pour faire peur à Willem.

L'histoire d'horreur qu'a vécue sa famille commence en 2013. En jouant dans la cour d'école, un autre écolier a poussé l'enfant sur une clôture avec tant de force qu'il a subi une commotion cérébrale. Quelques jours après l'impact, Willem éprouvait toujours des nausées, au-delà des délais normaux de guérison. Le garçon a été emmené à l'hôpital pour effectuer un examen de résonance magnétique de sa tête. «Les docteurs ont découvert une masse. Ils m'ont suivi et tout était correct, jusqu'à ce qu'ils en trouvent une autre dans mon cerveau», raconte Willem.

Un an plus tard, l'une des deux tumeurs logées dans la région du bulbe rachidien avait grossi. Le diagnostic est tombé: Willem était atteint d'un cancer du cerveau.

Sur le coup, l'enfant n'a pas eu de vive réaction. «Je ne savais pas c'était quoi le cancer», explique-t-il. Il n'a pas tardé à l'apprendre. Insomnies, nausées, étourdissements, douleurs physiques au point de ne plus pouvoir marcher: la chimiothérapie n'a pas épargné le garçon. Tout ça, pour rien. Car la tumeur n'avait pas fondu; au contraire, elle avait gonflé.

Traitement expérimental

Refusant de baisser les bras, la famille s'est rendue à un congrès d'experts à Toronto, où un chercheur a émis l'hypothèse que Willem pourrait avoir une tumeur en mutation. Mais cette hypothèse ne pourrait être confirmée qu'en pratiquant une opération qui risquerait de laisser l'enfant paralysé.

Le choix fut difficile, mais la famille a décidé d'aller de l'avant sous les soins du neurochirurgien Jean-Pierre Farmer. L'opération fut un succès, et le 11 septembre 2014, les Picard apprenaient que Willem subissait une mutation du gène BRAF, ce qui le rendait admissible à un traitement expérimental à Toronto.

Sa mère, Caroline Simard, s'émerveille toujours de la suite des choses. «Il a commencé le traitement au début novembre. Le 31 décembre, la tumeur avait disparu.»

Pour les deux prochaines années au moins, Willem devra retourner à Toronto chaque mois pour terminer son traitement. Quand tout cela sera enfin fini, il aimerait devenir à la fois ingénieur et auteur de bandes dessinées.

D'ici là, il a la ferme intention de se faire raser les cheveux en soutien à Leucan, chaque année, «pour le reste de la vie».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer