Pour l'amour des alpagas

La tisserande, fileuse, feutrière et fermière Céline Paquette,... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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La tisserande, fileuse, feutrière et fermière Céline Paquette, est copropriétaire de la ferme éducative Le Moment présent, à Notre-Dame-de-la-Salette.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Située sur le chemin Thomas Nord, à Notre-Dame-de-la-Salette, la ferme éducative Le Moment présent a ouvert ses portes au public en 2012 au grand bonheur des curieux et aimants de la nature. LeDroit est allé à la rencontre de la copropriétaire de l'endroit, Céline Paquette, pour qui les projets fleurissent à vue d'oeil.

Plus grande ferme d'élevage d'alpagas en Outaouais, la petite entreprise de Céline Paquette et Philippe Quevillon accueille les visiteurs 12 mois par année. On retrouve sur place une soixantaine de ces mammifères domestiques de la famille des petits camélidés, dont le cousin proche est le célèbre lama. Des moutons Shetlands et quelques lapins angoras complètent le troupeau.

Chaque année, un alpaga peut fournir entre trois et six livres de laine. L'artisane utilise ensuite le matériau haut de gamme pour confectionner des articles vestimentaires qui sont vendus localement, mais aussi à l'échelle planétaire grâce à la magie du commerce en ligne.

«Nous sommes en expansion, lentement mais sûrement. C'est que je ne veux pas avoir d'employés. C'est important pour moi que les choses soient transformées à la main», explique la tisserande, fileuse, feutrière et fermière.

Si le volet «affaires» occupe un grand pan des opérations de la ferme, le côté éducatif est tout aussi important. Ateliers, démonstration de tontes et de transformation de la fibre, volet historique, visites de sentiers pédestres... Il est même possible de visiter le site où un important glissement de terrain est survenu à la suite du séisme de juin 2010.

«J'explique aux visiteurs toutes les étapes de transformation de la fibre textile avant d'arriver au produit final. La personne qui arrive ici apprend beaucoup et il y a aussi des éléments historiques, entre autres sur la découverte du feutre», note la Salettoise de 39 ans.

Parcours inattendu

Préposée aux bénéficiaires à l'hôpital de Hull pendant près de 10 ans, Céline Paquette a quitté la région à l'aube de la trentaine pour aller retrouver son amoureux Philippe, en Alberta. Ils ont vécu dans l'ouest du pays avant de revenir à Notre-Dame-de-la-Salette, cinq ans plus tard.

C'est à son retour en Outaouais que Mme Paquette a appris les rouages du textile. «Je ne connaissais rien au textile à part un peu de tricot», indique Mme Paquette. Une chose est certaine, elle n'avait pas l'intention de renouer avec le train-train quotidien une fois de retour dans la région.

«Autant que j'aime aider les gens, quand je suis revenue ici, je ne voulais pas retourner à l'hôpital. J'avais une écoeurantite aigüe et je voulais faire autre chose», raconte l'artisane.

«Comme c'est l'ancienne ferme familiale laitière des parents de Phil, je voulais avoir quelque chose de différent qui ne se faisait pas ailleurs. Il est arrivé un matin avec deux alpagas achetés sur Kijiji et c'est comme ça que tout a commencé», raconte-t-elle. 

Pour 2016, Mme Paquette avait envie de se fixer un défi artistique. Afin de mousser sa candidature en vue de la Triennale Internationale des arts textiles en Outaouais, organisée par le Centre textile Moon Rain, la fileuse vient tout juste d'achever un tepee entièrement tissé à la main. 

Les gens pourront venir admirer l'oeuvre lors d'une journée portes ouvertes en raquettes gratuite, le 6 février. Les détails de cette activité organisée à l'occasion du Carnaval de Notre-Dame-de-la-Salette sont inscrits sur la page Facebook de la ferme Le Moment présent.

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