Payer pour se faire enfermer

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Le propriétaire de Jigsaw Escape Rooms, Matthew Prendergast (à gauche), peut compter sur les doigts d'une seule main le nombre de duos qui sont sortis gagnants de l'exercice depuis l'ouverture en mai.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une loupe, un jeu d'échecs et une lampe de poche - des objets banals en apparence - posés ici et là dans le bureau d'un entrepreneur, M. Cromwell, excentrique propriétaire d'une usine de jouets, sont autant de clés d'une énigme dont la résolution permettra d'échapper aux griffes d'un mystérieux tueur.

Bienvenue chez Jigsaw Escape Rooms, dans le marché By. L'un des plus récents (et nombreux!) jeux d'évasion grandeur nature à avoir ouvert ses portes à Ottawa dans les deux dernières années.

Le principe est simple. On s'enferme dans une pièce avec parents ou amis. L'objectif est de résoudre une série d'énigmes à temps pour en sortir en moins de 45 minutes.

Ce qu'on gagne? Le droit de s'en vanter.

Les esprits les plus futés y trouveront chaussure à leur pied. Entre 15% et 20% des équipes de quatre, cinq ou six personnes arrivent à se libérer de l'une des deux pièces que propose Jigsaw Escape Rooms.

Quant aux duos, le propriétaire Matthew Prendergast peut compter sur les doigts d'une seule main le nombre qui sont sortis gagnants de l'exercice depuis l'ouverture en mai.

Les deux représentants du Droit ne font pas partie de ce club sélect. L'expérience n'en fut pas moins intéressante.

Cette forme de divertissement relativement nouveau, qui a d'abord émergé en Asie vers 2007, selon des informations glanées sur Internet, pullule aujourd'hui un peu partout sur le globe. La région de la capitale fédérale, qui compte environ huit endroits où jouer, a elle aussi succombé à cet engouement planétaire.

Créer un jeu de toutes pièces exige temps, patience et imagination, explique Matthew Prendergast. Au départ, les jeux qu'il a conçus avec son frère étaient tout simplement trop difficiles. «On avait beaucoup trop d'énigmes dans une seule pièce. On a eu la chance qu'un critique soit venu les essayer. Sinon, peut-être qu'on serait toujours en train d'adapter la difficulté de nos pièces!»

Cet «expert» est Mitchell Wright, un médecin de famille d'Ottawa qui est en quelque sorte devenu une référence en la matière grâce à son site Internet escapereviewer.com. Il y collige une foule d'informations pratiques sur les jeux d'évasion à Ottawa et ailleurs. Il travaille actuellement à compléter une carte exhaustive de tous les endroits où jouer autour du monde.

«Il nous manque plus qu'une dizaine de pays, signale-t-il. C'est la forme de divertissement qui connaît la plus forte progression sur la planète. C'est tellement amusant. C'est comme si ton imagination et ton sens de l'aventure prenaient vie. Quand tu commences, c'est impossible d'arrêter.»

Qui sont donc ces insatiables rois de l'évasion en puissance? «Ça plaît à tout le monde, s'exclame Matthew Prendergast. C'est vraiment excitant comme divertissement. Ceux qui réussissent à sortir sont tellement fébriles!»

Les amateurs de jeux vidéo, dont se réclame le jeune entrepreneur, en sont particulièrement friands. Les premiers jeux de ce type sont d'ailleurs d'abord apparus sur écran plat. Les jeux d'évasion grandeur nature en sont en quelque sorte leur déclinaison physique.

«Les geeks ont leur petit univers. Les jeux d'évasion sont une bonne façon de socialiser et de jouer dans un environnement plus réaliste. Quand on joue sur ordinateur, tu peux trouver des réponses sur Internet. Mais ici, il faut réfléchir davantage et c'est un meilleur défi» affirme un joueur croisé chez Jigsaw Escape Rooms, Steve Wyshnycki.

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