Les étals de la capitale fédérale

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Le marché By est l'un des plus vieux du pays, créé par le fondateur d'Ottawa, John By, dès 1826.

Martin Roy, Archives LeDroit

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À Ottawa, les marchés s'activent sur trois saisons, des premiers jours de mai jusqu'en novembre. Ces jours-ci, il faut prendre le temps d'y admirer le printemps qui arrive avec les marchés de fleurs, d'herbes aromatiques, de crosses de fougère et... du controversé ail des bois, interdit de commerce au Québec.

Les deux principaux à Ottawa sont évidemment le marché By et le marché Parkdale, plus à l'ouest. Ils ont les pieds bien ancrés dans l'histoire de la capitale fédérale. Le marché By est l'un des plus vieux du pays, créé par le fondateur d'Ottawa, John By, dès 1826.

Parkdale, créé en 1927, célébrera donc ses 90 ans l'an prochain.

L'intérêt renouvelé de la population pour les marchés en a fait éclore un peu partout. Il y en a un petit au parc Lansdowne, un à Orléans, face au Centre des arts Shenkman. Sur la rue Beechwood, quelques marchands se donnent rendez-vous dans un stationnement désaffecté en face de la majestueuse église Saint-Charles, qui aura une vocation nouvelle dans quelques années. Les amateurs de produits biologiques sont particulièrement attirés par le marché de l'Université Saint-Paul, rue Main.

Pendant ce temps, Gatineau n'a de succès qu'avec... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

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Pendant ce temps, Gatineau n'a de succès qu'avec son petit marché du jeudi, lorsque ferme la rue Laval.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Du côté du Québec

Pendant ce temps, Gatineau n'a de succès qu'avec son petit marché du jeudi, lorsque ferme la rue Laval. Les fonctionnaires des édifices voisins semblent y avoir pris goût. Mais ailleurs en ville, comme le marché Notre-Dame, au coeur du secteur Gatineau, la relance est ardue.

On a eu plus de chance avec le petit marché de Ripon depuis 2011. Il est particulièrement couru les vendredis et samedis, lorsque les amateurs de chalets et de nature y font étape.

Dans une thèse de doctorat consacrée aux marchés publics, Yves Bergeron rappelait qu'il n'y en avait plus que 36 dans tout le Québec en 1981, et un seul dans toute la Vieille Capitale.

Les années après la Seconde Guerre mondiale avaient marqué un déclin des marchés. Pour faire «moderne», les gens les avaient délaissés en faveur des grandes surfaces de l'époque, les Steinberg, Dominion, IGA, etc., où l'on a cru, pendant un moment, qu'industrialisation garantissait qualité et salubrité des produits alimentaires. On avait cependant sacrifié le goût!

Aujourd'hui, les marchés ont la cote. Un revirement de l'histoire, une renaissance, amorcée il y a une vingtaine d'années, est bien évidente. Il en éclot partout, jusque sur les parvis d'église, comme le marché du Faubourg des saveurs, à Québec, où l'on en compte une demi-douzaine, et Ottawa tout autant.

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