Coup de jeune à la cafétéria de l'Université d'Ottawa

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Le tarif à volonté varie de 3500$ à 4200$ pour l'année scolaire, pour l'offre sur cinq ou sept jours.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Après 40 ans, la vieille cafétéria de l'Université d'Ottawa avait besoin de plus que d'être rafraîchie. Au-delà de nouveaux équipements, les habitudes alimentaires de la population ont complètement changé depuis l'époque et il était grand temps de se mettre au diapason des attentes des jeunes qui ont faim pour autre chose que de la pizza et des frites!

Toute l'approche de l'offre alimentaire qui a été repensée en fonction des besoins des étudiants tant au plan de la nutrition que de leurs habitudes de vie. La cafétéria principale est maintenant ouverte sept jours par semaine, 24 heures par jour, a expliqué Patrick Genest, directeur des services alimentaires à l'Université d'Ottawa.

Tout a été refait à neuf au coût de 5,5 millions$: de l'invisible cuisine de production au sous-sol jusqu'au traditionnel comptoir de cafétéria, en passant par le mobilier et les plats de service. Des aliments sont offerts dans de colorés plats Le Creuset, la vaisselle jetable a été rangée. Maintenant, on mange sur de la porcelaine et des ustensiles de métal: la nouvelle génération n'a pas à être convaincue des impératifs de recyclage et de compostage, elle fait la queue pour le faire.

«Les étudiants en résidence avaient droit à trois repas par jour. Mais parfois, ça ne répondait pas à leurs besoins. En voulant profiter de leur repas déjà payé, ils finissaient par s'empiffrer.»

«Nous avons donc complètement changé la méthode: plus de coupons-repas, le tarif inclut l'accès illimité à la cafétéria. Ils prennent ce qu'ils veulent. S'ils n'ont le goût que d'un fruit, soit. Ils n'ont plus le sentiment qu'ils doivent à chaque fois partir avec un plein plateau.»

Le coin le plus convivial est le «Garde-manger». Conçu un peu comme une cuisine à la maison. Il y a un frigo avec toutes sortes d'aliments communs. Des plaques de cuisson et des casseroles. Ils peuvent s'y faire cuire un oeuf, se faire leur propre smoothie, manger un bol de céréales à la hâte. Même cuisiner pour leurs amis!

«Nous sommes la seule université urbaine au Canada à offrir tout cela. Il n'y a qu'à l'Université Simon-Fraser, en banlieue de Vancouver, qui ait adopté un concept semblable», ajoute M. Genest.

Le tarif à volonté varie de 3500$ à 4200$ pour l'année scolaire, pour l'offre sur cinq ou sept jours. À la porte, les prix varient de 6,95$ à 11,95$, selon l'heure du repas.

Après trois semaines, la réponse de la population étudiante «est au-delà de nos attentes», avoue Patrick Genest. Entre 6000 et 7000 repas par jour, au lieu des 4000 planifiés.

La cuisine, sous la responsabilité du chef Nicholas Namespetra, offre des plats végétariens, des plats de divers pays pour répondre à la clientèle internationale de l'université, ou sans gluten. Les services sont toujours offerts sous contrat par le sous-traitant Chartwells, une filiale de la multinationale anglaise Compass, qui embauche quelque 300 personnes pour les services alimentaires.

La cuisine a la responsabilité d'utiliser au moins 3% d'aliments produits localement, une proportion qui doit augmenter jusqu'à 30% d'ici quelques années.

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