L'appel américain de la chef Leftick

La chef Emmanuelle Leftick souhaite poursuivre sa carrière... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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La chef Emmanuelle Leftick souhaite poursuivre sa carrière aux États-Unis.

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La talentueuse chef d'Ottawa Emmanuelle Leftick poursuivra sa carrière aux États-Unis... si le pays de l'Oncle Sam lui décerne l'une de ses précieuses cartes vertes.

Cette surdouée de la cuisine veut en profiter pour consolider son travail de sous-chef du restaurant Benu, à San Francisco: sauf erreur, elle serait d'ailleurs la première Canadienne à occuper de telles fonctions dans un établissement primé de trois macarons au prestigieux Guide Michelin.

Mais officialiser son statut juridique coûte cher. Cette diplômée de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec a donc recours à un stratagème bien de son époque: un appel à l'aide via le réseau Facebook, un appel qu'elle a baptisé Go Big or Go Home.

«Ce sont des amis qui m'ont encouragé à faire cet appel au public, a-t-elle confié récemment, lors d'un court séjour à Ottawa. Je ne crois pas que je l'aurais fait de ma propre initiative.»

La réalité de l'entreprise lui a un peu forcé la main. Les salaires en cuisine ne sont pas faramineux, même dans un restaurant étoilé, et y postuler coûte «environ 15000$... sans aucune garantie que cela fonctionnera.»

Jusqu'ici, les choses vont très bien.

«Je pense atteindre mon but très bientôt!, a-t-elle constaté cette semaine. Les fonds sont entrés extrêmement vite.»

Retour à Ottawa

Pour faire sa demande, elle devra revenir au Canada et attendre patiemment la réponse des autorités américaines. Elle s'attend donc à passer quelques mois à Ottawa - «revenir dans le froid m'effraie un peu!» - où elle pourrait oeuvrer dans différentes cuisines, question de faire quelques sous et de puiser dans les expériences de chacun.

Cet exercice, elle y est d'ailleurs rompue. Même si elle n'aura que 27 ans en fin de semaine, elle s'est forgé une réputation enviée en alignant les stages dans plusieurs grandes tables du monde: The French Laundry, El Bulli, la Maison Troisgros, Susur Lee, etc.

Elle ne se dit «pas prête à revenir au Canada en permanence, du moins pas tout de suite». Cette ancienne du Lycée Claudel, d'origine suisse, a encore des choses à apprendre de son mentor des dernières années, le chef Corey Lee, un Américain d'origine coréenne qu'elle a d'abord côtoyé chez French Laundry. Ensemble, ils proposent une cuisine asiatique réalisée à partir «d'ingrédients d'une grande qualité que nous ne retrouvons pas en si grande quantité au Canada».

Un jour, elle pourrait diriger son propre restaurant. «Une table simple, familiale, pas un trois étoiles Michelin.»

Mais ce n'est pas dans les plans immédiats de cette Ottavienne qui n'a jamais craint de s'expatrier pour apprendre.

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