On ne trouve pas la perle à chaque fois...

Le restaurant Krong Thai.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le restaurant Krong Thai.

Patrick Woodbury, LeDroit

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En cherchant le restaurant Krong Thai dans un petit centre d'achats de Gatineau, l'espoir d'un instant était de découvrir un petit endroit sympathique, sans grandes manières, qui permettrait de prendre un repas satisfaisant et goûteux, à prix raisonnable.

Un peu comme Yamé, sur le boulevard Gréber, ouvert en 2008 (Cote Jury 13,5/20, août 2008).

Ce Yamé, justement, avait fait un peu de bruit dès son ouverture. Plusieurs clients avaient partagé sur quelques médias sociaux leur satisfaction à propos de cet endroit et cela avait fait le tour. Pas extraordinaire, mais accueillant.

À table comme dans la vie, on a pour ce que l'on paie.

Krong Thai a ouvert à peu près à la même époque à quelques coins de rue de Yamé. Mais Krong Thai, c'était silence radio. À moins de demeurer dans le secteur, il y a bien des chances que le dîneur ne se soit jamais aperçu que Krong Thai est là, discrètement terré loin de la rue principale.

Une bonne première impression

Le dimanche soir, les Québécois ont beaucoup l'habitude de sortir au restaurant. Ils sont assez uniques à agir ainsi. Ça fait la queue à la Rôtisserie Saint-Hubert. Chez Krong Thai, il n'y a que quelques tables occupées dans la salle à manger qui peut recevoir au moins 75 personnes. Il est vrai que c'est un peu passé 19h et que les Québécois mangent tôt. La formule «apportez votre vin» ne suffit pas pour emplir la salle.

Le premier coup d'oeil plaît. Ces locaux industriels sont des boîtes rectangulaires sans relief, mais on a fait des efforts pour y donner du cachet: des tableaux sur les murs, des bibelots, des nappes de brodure traditionnelle, etc. Et dans un coin, un frigo. Oui, un frigo. Il faut croire que l'on était à l'étroit en cuisine.

Cela aurait dû être un indice de ce qui allait suivre ces premiers pas accueillants.

Soupes et entrées

Première entrée en matière, les soupes. Les Thaïs en ont de classiques, comme l'aigre-doux tom kha (5,25$) à base de lait de coco. La version de Krong Thai est un peu dégarnie mais sa saveur bien typée ressort adéquatement. La soupe Bangkok (4,50$) est mieux réussie, plus nourrissante avec ses vermicelles, quoique un peu grasse.

À partir des rouleaux de printemps frais (5,95$), la maison témoigne de certains problèmes. Ils sont parfaitement réalisés, bien compacts. Mais la sauce aux arachides qui les accompagne est d'un insipide jamais vu. Comme les rouleaux ne sont pas très forts en goût, la sauce doit faire le travail. Le peuple thaï est d'ailleurs friand de ces sauces qui égaient leurs repas. Mais cette sauce est si diluée d'eau que son mélange de saveurs d'épices et d'arachides disparaît totalement.

Vite, passons à autre chose. Cinq petites boulettes de chair de poisson assaisonné (7,95$) sont grasses en surface et le goût est couci-couça. La sauce légèrement sucrée vient masquer les défauts.

La suite...

Égarement passager du chef? Non, ça s'empire. Le poulet thaïlandais (15,45$) réunit de la chair de volaille sautée au wok, des carottes et des oignons dans une sauce de cari rouge. Un dôme de riz collant, populaire dans le nord du pays, s'humecte normalement à la sauce. Il y a beaucoup d'oignons et de carottes taillés sommairement, bien peu de poulet. La sauce n'a pas cette complexité des saveurs qui est chère aux Thaïlandais.

Le banh hoi (16,95$) est une assiette copieuse qui marie vermicelles, boeuf et crevettes sautés et deux rouleaux impériaux (frits). Les cinq crevettes pourraient être plus fraîches, de manière à exploser en bouche. Le boeuf et quelques tranches d'oignon se dégustent avec les nouilles, mais l'ensemble est très sec.

Ça finit par être onéreux pour ce qui est offert. Peut-être que des assiettes moins chères de 1 ou 2$ auraient réduit les attentes. Là, tous ces dollars mis bout à bout finissent par monter à une dizaine de dollars au total... plus le service, les taxes. Bref, un repas pour deux qui finit par coûter 15$ de trop, sans satisfaire.

Il faudra un sérieux coup de barre pour que Krong Thai arrive à la cheville de la Maison Samorn, sans doute le meilleur restaurant thaï de toute la région (Cote Jury 16/20, mai 2012).

Assuré par deux jeunes femmes, le service est basique. Elles ne s'occupent que d'apporter les assiettes de la cuisine à la table.

Si elles ont un peu de temps libre, voici une bonne suggestion: d'aller récurer les toilettes et les alentours de l'arrière-boutique, cela en a bien besoin.

Pour deux personnes, calculez entre 45 et 55$, plus taxes, boissons et service.

Pour y aller: Krong Thai, 205, rue Bellehumeur, Gatineau, QC.

Renseignements: 819-243-5000 ou www.krongthairesto.ca

Cote Jury: 9,5/20

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