• Le Droit > 
  • Le Mag 
  • > Croissance en vue pour Relais & Châteaux au Canada 

Croissance en vue pour Relais & Châteaux au Canada

Le Manoir Hovey à North Hatley... (Photo tirée de Facebook)

Agrandir

Le Manoir Hovey à North Hatley

Photo tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Lorsque vient le temps de choisir un hôtel, les Canadiens sont familiers avec les grandes chaînes que sont Hilton, Westin, Fairmount et les autres. Mais il en existe d'autres aussi, moins connues parce qu'elles ne sont présentes que dans un ou quelques pays. Elles ont nom Kempinski, Riu, Barcelo ou Porto Bay, par exemple. Et il y a des chaînes qui se veulent luxueuses, comme les Relais & Châteaux, Leading Hotels of the World et Small Luxury Hotels.

Avec un tarif moyen de 350 à 400 $, leurs chambres ne sont pas données, mais les voyageurs avisés chercheront leurs chambres moins chères pour profiter du reste des attraits de la maison. Il faudra se contenter d'une chambre plus petite, sans la vue, ou hors saison. Ça se trouve, mais pas partout.

C'est par le Québec que les Relais & Châteaux se sont progressivement implantés au Canada. Fondée en France, la chaîne y compte quelque 140 établissements, contre 80 pour toute l'Amérique du Nord et 550 à travers le monde.

Son patron, Jean-Pierre Ferret, était récemment de passage à Montréal pour une activité-bénéfice qui a ramassé plus de 225 000 $ pour les jeunes diplômés de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec. Il a parlé des défis de la croissance sur le continent.

Croître en Amérique est « très difficile, car nous avons un niveau d'exigences élevé. Par exemple, nous cherchons de petits établissements. Les nôtres ont en moyenne 30 chambres. En Amérique du Nord, les hôtels font rapidement à 100 chambres. Mais à cette taille, nous croyons que l'hôtelier perd le contact avec sa clientèle. Il faut aussi offrir une expérience culinaire de bon niveau. »

Ce mariage des deux, hôtels et bonne table, explique le nom « Relais & Châteaux ». Des relais pour se sustenter, des châteaux pour passer la nuit.

Au Québec, il n'y a plus que deux de ces « châteaux » : le Manoir Hovey, à North Hatley, et l'auberge Saint-Antoine, à Québec. Il y en avait deux autres avant : l'auberge Hatley, à North Hatley, a brûlé en 2006, et le manoir La Pinsonnière, à La Malbaie, a succombé à une faillite à la veille de son 30e anniversaire, en 2014.

Il y a deux relais, et pas les moindres : les restaurants Toqué ! et Europea, à Montréal.

En Ontario, une seule adresse, Langdon Hall, à Cambridge.

S'il n'en tient qu'à M. Ferret, cela devrait augmenter.

« Nous sommes en constante recherche ici parce que l'Amérique du Nord constitue maintenant notre première clientèle. Un tiers de nos revenus mondiaux viennent d'ici. Il nous faut un hôtel à Montréal, puis à Toronto. Le Canada est une zone d'expansion. » Mais ils ne cherchent ni à acheter ni à franchiser, comme les grandes bannières connues. Relais & Châteaux est un regroupement d'hôteliers indépendants, ce qui rend la croissance plus facile. Et la formule fonctionne.

Il appert que les clients américains sont littéralement tombés en amour avec les Relais & Châteaux. Ils fréquentent avec assiduité les 65 bannières aux États-Unis. Au point où les revenus en Amérique du Nord sont supérieurs aux 140 enseignes en France, a ajouté M. Ferret. La force du dollar américain, et le prix moyen des chambres, expliquent une partie de ces millions.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer