Deux complices présumées, mais pas d'assassin

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Samedi dernier, vers 2h, la police d'Ottawa a été appelée à intervenir sur la promenade Elmira.

Martin Roy, LeDroit

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Jacob Thompson a été tué par balle quatre jours après avoir été libéré sur cautionnement et avoir promis de lutter contre sa dépendance aux drogues, a appris LeDroit.

Le toxicomane de 40 ans a été libéré le 20 septembre dernier en s'engageant sur une caution de 1000 $ u palais de justice de Gatineau.

L'homme a été découvert sans vie dans la nuit du 24 au 25 septembre, à Ottawa. La chaîne des événements se précise, et les circonstances entourant le drame se révèlent de plus en plus troublantes.

Vendredi, la police d'Ottawa a confirmé l'arrestation de deux personnes pour complicité après le meurtre. Les deux suspectes sont la conjointe de la victime, Geneva Kennedy, 39 ans, et la fille de cette dernière, Brianna, 20 ans. Les femmes ont été accusées de complicité après le meurtre et d'entrave au travail des policiers. Le meurtrier n'avait toujours pas été arrêté vendredi après-midi.

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Le 23 septembre dernier, Jacob Thompson a publié sur sa page Facebook un égoportrait aux côtés de sa conjointe. Un peu plus de 24 heures plus tard, il était abattu.

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Le 23 septembre dernier, la victime a publié sur sa page Facebook un égoportrait aux côtés de sa conjointe. Un peu plus de 24 heures plus tard, il était abattu.

Le corps a été découvert sur la promenade Elmira, à Ottawa, à une dizaine de kilomètres de l'endroit où il devait demeurer et respecter un couvre-feu.

Cette adresse de résidence se trouve sur la rue Ladouceur, à Ottawa. C'est celle de son beau-père Ronald Burke. Ce dernier, qui a été le conjoint de sa mère pendant près de 30 ans, a témoigné lors de l'enquête sur cautionnement de la victime. Il a dit être « sous le choc » d'apprendre autant d'éléments sur la vie de l'accusé.

Jacob Thompson était dépendant à l'hydromorphone, un dérivé semi-synthétique de la morphine. Selon la Couronne, M. Thompson a déjà brisé une fenêtre de la pharmacie Jean Coutu, sur la rue Montclair, à Gatineau, afin d'y dérober de la morphine et de l'hydromorphone, du fentanyl et de la codéine. Le ministère public affirme aussi que Jacob Thompson s'était introduit de nuit dans un commerce de réparation d'ordinateurs du secteur Hull pour y voler quatre appareils et 200 $.

« Je veux devenir clean », a dit M. Thompson au juge Raymond Séguin. Le prévenu s'était engagé à suivre une thérapie à la méthadone.

Son beau-père s'est engagé à surveiller celui qu'il considère presque comme un fils. Il a dit être prêt à l'aider, à lui fournir du travail dans sa compagnie de construction, et à l'épauler dans son combat contre sa dépendance. « Vous êtes chanceux que votre mère et votre père soient ici pour vous supporter, a dit le magistrat au prévenu. Ne la manquez pas. »

Il semble, toujours selon les informations obtenues par LeDroit, que M. Thompson ait quitté inopinément son lieu de résidence en pleine nuit, à l'insu de son beau-père, la nuit de sa mort.

Le 20 septembre, la procureure de la Couronne, Me Isabelle McKay, a fait une affirmation qui a aujourd'hui une résonnance particulière. « Monsieur est constamment en train de fuir la police. S'il ne suit pas son programme de méthadone, je suis assez certaine qu'on va le revoir ici. »

M. Thompson avait aussi une cause pendant pour conduite dangereuse et délit de fuite à Ottawa.

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