Neuvième homicide de l'année à Ottawa

La fusillade est survenue peu avant 4 heures... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La fusillade est survenue peu avant 4 heures sur la rue St Andrew. Le quartier était revenu au calme dimanche en avant-midi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Le neuvième homicide de l'année à Ottawa est survenu dans la nuit de samedi à dimanche, dans la Basse-Ville, alors qu'un jeune homme a été tué par balle.

La fusillade s'est produite peu avant 4 h sur la rue St Andrew. Les ambulanciers ont tenté des manoeuvres de réanimation sur Tarique Léger, sans succès. Le décès du Montréalais de 19 ans a été constaté à l'hôpital.

L'Unité des crimes majeurs du Service de police d'Ottawa a ouvert l'enquête.

Retour au calme

Le quartier était plutôt tranquille, dimanche en matinée. Une poignée de curieux s'arrêtaient un instant pour regarder les policiers s'affairer autour du paramètre de sécurité qui avait été érigé sur la rue, entre les portes d'entrée d'une grappe de résidences. « J'étais un peu surpris d'apprendre ce qui s'est passé, affirme Martin Béliveau, qui habite le quartier depuis huit ans. Il y a un abri pour les personnes itinérantes sur King Edward. Je n'ai aucune idée si ce qui s'est passé est relié à ça, mais habituellement, même s'il y a des sans-abri, il n'y a pas de violence. »

Événement isolé

Quant à savoir si cet événement inquiète le résidant de la rue Bruyère, l'homicide « ne me rassure pas, mais j'ai l'impression que c'est quelque chose d'unique, et non pas régulier. C'est sûr que ce n'est pas rassurant de savoir que c'est aussi proche de chez vous. »

Une autre voisine, Ghislaine Biron, a été réveillée par les coups de feu depuis sa résidence, située sur la rue Guigues. « Je pensais que c'était un coup de tonnerre, alors je me suis rendormie, lance-t-elle. Ces choses-là, ça arrive toujours sur le marché et dans les alentours. Cette nuit, c'était tout proche. Ça fait peur ! »

Mme Biron indique que le quartier s'est doté d'un programme de surveillance il y a près d'une décennie. Mais cette mise en place avait comme cause les nombreux vols et entrées par infraction dans les voitures, non pas des actes de violence comme celui commis pendant la nuit.

Ghislaine Biron et son conjoint, Robert, habitent la même coopérative résidentielle depuis 34 ans. « Il y a eu pas mal de changements dans la Basse-Ville, mais je ne dirais pas que le quartier est de moins en moins sécuritaire, lance ce dernier. Même s'il y a des itinérants, ils nous laissent tranquilles. J'ai toujours vécu dans la Basse-Ville, et je ne déménagerais pas. »

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