L'accusé voulait se faire valoir, selon la Couronne

Jennifer Stewart a été tuée le 20 août... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

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Jennifer Stewart a été tuée le 20 août 2010.

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

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Jennifer Stewart a été la victime choisie au hasard par un jeune homme à peine sorti de l'adolescence, désireux de devenir la vedette d'une certaine culture rap et interlope. Le 20 août 2010, Adrian Daou aurait agrippé sa hache, mis un masque et tué la pauvre femme dans un stationnement du secteur Vanier, à Ottawa.

Le procès de Daou, aujourd'hui âgé de 25 ans, a débuté mardi au palais de justice d'Ottawa. La Couronne l'accuse de meurtre avec préméditation. Le défilement des pièces à conviction, mardi, fait partie de cette allégation d'une grande préparation du crime.

Le sergent Jim Killeen, de la police d'Ottawa, a d'abord montré de lourdes images de la victime ensanglantée, au sol, à l'intersection des rues Alice et St-Ambroise.

Puis, une image de ce qu'aurait porté le jeune homme, soit des gants, ainsi qu'un masque de rénovation protégeant les yeux et les voies respiratoires de la poussière.

En début de journée, la procureure de la Couronne, Louise Tansey a soutenu que l'accusé faisait le trafic de drogue et voulait s'accrocher à une certaine culture «rap».

«Il croyait que ce meurtre lui ouvrirait les portes de ce monde», a-t-elle résumé.

Le corps frêle de Jennifer Stewart, une travailleuse du sexe, portait des marques évidentes de défense. D'ailleurs, l'appel au 9-1-1, le 28 août à 7 h, ne laisse aucun doute sur la violence des dernières minutes dans ce coin sombre de Vanier.

Sarah Watson, 33 ans, marchait avec son chien, vers 5 h du matin, lorsqu'elle a cru voir une personne dormir sur le sol. De retour à la maison, elle en a parlé à son conjoint, Patrick Watson, qui est retourné sur les lieux, vers 7 h. «J'ai dit: 'Allo, es-tu correcte?' Il n'y avait pas de réponse, a témoigné M. Watson à la cour. Je lui ai tapé légèrement le pied gauche avec mon pied droit pour la réveiller. Il n'y avait rien.»

À 7 h 15, il a décrit au 9-1-1 qu'il avait trouvé un cadavre. «Ça ne dort pas», explique-t-il, sur l'enregistrement déposé en preuve. Il a décrit un petit corps et un visage tourné vers le sol, dans la boue.

Le procès se poursuit jeudi.

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