Trafic de drogue: le « coeur volage » de l'Outaouais

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Malgré la frappe SharQc en avril 2009, les Hells Angels semblent bien avoir continué de faire des affaires dans la région, ces huit dernières années.

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Les têtes dirigeantes se succèdent dans le marché de la drogue en Outaouais, depuis la frappe historique SharQc, menée contre les Hells Angels de la province en 2009. Des documents de la cour confirment que l'Outaouais a eu le « coeur volage », ces dernières années, dans le monde interlope.

Malgré la frappe SharQc, dirigée contre 156 accusés sur le territoire québécois, en avril 2009, les Hells Angels semblent bien avoir continué de faire des affaires dans la région, ces huit dernières années.

Un autre exemple a été donné, la semaine dernière, lors de l'imposition d'une sentence d'un petit revendeur de crack et de cocaïne, arrêté en mars 2014, au terme de l'enquête surnommée Intouchable. Cette enquête avait mené à l'arrestation d'une douzaine de personnes, dont certains proches des Hells Angels. Il ne s'agissait pas de membres à part entière, mais de sympathisants, avaient dit les enquêteurs de l'Escouade régionale mixte (ERM) de l'Outaouais, à l'époque.

De Trois-Rivières à Gatineau

Un résumé de la situation qui prévalait à l'époque a été déposé à la Cour du Québec, dans le cadre des procédures entamées dans le projet Intouchable.

« En 2011, les services policiers de l'Outaouais savent que les Hell's Angels de Trois-Rivières ont mainmise sur le territoire de Gatineau », lit-on dans le document judiciaire obtenu par Le Droit. 

Lors de la frappe Intouchable de l'ERM Outaouais, trois ans plus tard, en 2014, les autorités voulaient mettre un terme aux activités des Hell's dans la région. La proximité de l'Ontario ne devait pas être sous-estimée.

« Pendant ce temps, poursuit-on dans le résumé, les Hells Angels Nomad Ontario et leur club-école quittent la rive québécoise, ce qui donne lieu à une succession de changements organisationnels au niveau des têtes dirigeantes. »

Pendant cette enquête, les enquêteurs de l'ERM-Outaouais ont un oeil sur celui qu'ils croient être la tête dirigeante du moment, Martin Lortie, qui a aujourd'hui fini de purger sa peine. Rappelons qu'en février dernier, M. Lortie a porté plainte pour extorsion, harcèlement, et intimidation contre un autre caïd bien connu, Claude Dorion.

Intouchable

Aussi arrêté dans Intouchable, Rénald St-Laurent, a rapidement réglé son dossier et écopé sept ans. Ce dernier aurait été mandaté pour payer une « taxe » à des motards criminels afin de pouvoir vendre sur le territoire de l'Outaouais. Vendredi dernier, Luc Poitras a pris le chemin de la prison pour 19 mois, après avoir plaidé coupable à un chef de trafic de drogue, dans le cadre de cette même opération policière.

Poitras était l'un de ceux qui écoulaient de la cocaïne et du crack fournis par M. Lortie.

En 2014, la SQ avait affirmé que le groupe de Lortie avait écoulé 25 kg de cocaïne, seulement au courant de l'année précédente.




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