Coupable du meurtre de Diane Lahaie

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Le corps de Diane Lahaie a été découvert au 14 rue de Gaspé à Gatineau.

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Deux jours de délibération ont suffi au jury pour déclarer Patrick Dussault coupable du meurtre sans préméditation de Diane Lahaie, en 2013, à Gatineau.

Le verdict est tombé mercredi en fin d'après-midi, une trentaine d'heures après la séquestration des douze jurés.

La Couronne s'est dite très satisfaite de la décision du jury, mais l'avocat de la défense, Me Richard Dubé, a rapidement confirmé qu'il porterait l'affaire en appel.

Patrick Dussault reçoit une sentence de prison à vie.

Le chef de meurtre sans préméditation ne permet pas de libération conditionnelle avant 10 ans. Le tribunal pourra décider de la durée minimale appropriée le mois prochain.

Si le jury a décidé des faits, il en reviendra à la juge Hélène DiSalvo d'appliquer le droit, et d'établir la peine appropriée.

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Patrick Dussault est reconnu coupable de meurtre.

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La défense a tenté en vain d'obtenir un verdict d'homicide involontaire, en faisant valoir l'argument de la provocation de Mme Lahaie, qui aurait insulté Patrick Dussault lorsque celui-ci a réclamé l'argent pour les travaux de rénovation qu'il avait effectués chez elle.

La victime a été tuée dans sa résidence du 14, rue de Gaspé, le 25 juillet 2013. Son corps, partiellement carbonisé, a été découvert deux jours plus tard, après qu'un voisin eut appelé le 9-1-1 pour avertir les services d'urgence qu'une partie du mur de la résidence de la femme était tombé, et qu'une déflagration avait été entendue.

La victime a reçu plus d'une dizaine de coups de couteau, et environ six coups d'un objet contondant, probablement un pot de peinture.

Le coup mortel a été porté à la veine jugulaire par un objet « piquant et tranchant », a témoigné le pathologiste lors du procès.

L'homme de 41 ans a été arrêté un mois après les faits.

Patrick Dussault a connu sa victime alors qu'il était commis au département des matériaux de la succursale de RONA sur le boulevard La Vérendrye, à Gatineau. Les deux avaient alors décidé de faire affaire ensemble.

Appel

Me Richard Dubé va en appeler du verdict. « Il y a des points d'appel sérieux », selon lui, dont une partie des instructions données par la juge au jury avant les délibérations. « On a des interrogations », a-t-il résumé.

Par ailleurs, son client n'aurait pas pu exercer entièrement son droit à l'avocat à la suite de son arrestation. À l'époque, M. Dussault avait appelé un autre avocat au poste de police. « Le premier avocat n'avait pas pu donner toute l'information nécessaire à son client avant l'interrogatoire. On lui a coupé son temps avec le client », allègue Me Dubé.

Depuis quelques années, le jury peut proposer à la juge la peine qui lui semble adéquate. Cette nouvelle loi, héritage du gouvernement Harper, n'a pas de pouvoir absolu, puisque la juge a le dernier mot sur la question.

Mercredi, six jurés ont proposé une peine minimale de 17 ans. Les autres ont indiqué des peines de 18 ans (un juré), 20 ans (un juré), 21 ans (trois jurés) et 25 ans (un juré).

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