La juge dit en avoir assez entendu

L'enquête sur remise en liberté d'un homme de... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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L'enquête sur remise en liberté d'un homme de 39 ans est entendue au palais de justice de Gatineau, mardi.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Une juge de la Cour du Québec a coupé court dans la cause d'un homme de 39 ans accusé d'abus sexuel sur deux mineures, disant ne pas avoir besoin d'en entendre davantage dans la présentation de l'interrogatoire d'une des victimes. Alors qu'il restait 15 minutes à la présentation d'une vidéo tournée au poste de police, la magistrate a dit en avoir assez entendu pour comprendre les gestes posés à l'endroit de la fille de 12 ans.

La juge Rosemarie Millar a refusé de remettre le prévenu en liberté, mardi, au palais de justice de Gatineau. La magistrate a indiqué au suspect, qui se représentait seul, qu'il n'aurait probablement pas été remis en liberté même s'il avait retenu les services d'un avocat. Le tribunal lui a cependant conseillé d'en avoir un lors de son procès.

L'accusé doit répondre à des chefs de corruption de moeurs, de contact sexuel, d'incitation à des contacts sexuels envers des personnes de moins de 16 ans, de voies de fait, et d'avoir permis à un mineur de poser des gestes sexuels interdits dans sa résidence.

Certaines agressions ont été filmées, soutient la Couronne.

L'homme a plaidé non coupable à toutes les accusations.

L'adulte est accusé d'avoir abusé de la fille de son ex-conjointe à plusieurs reprises. Arrêté en 2015, il a été remis en liberté en attendant son procès. Cet été, l'adulte s'est fait une copine de 16 ans. Il a été renvoyé derrière les barreaux. Le prévenu a tenté d'obtenir sa deuxième liberté provisoire.

Les détails fournis par la première victime alléguée, âgée de 11 à 12 ans au moment des faits, étaient assez précis et nombreux pour convaincre la juge Millar de passer à d'autres éléments de la preuve dans le cadre de l'enquête sur remise en liberté.

Précisant que le beau-père lui avait donné « quelques pofs » de marijuana, la victime ajoute, dans la vidéo de l'interrogatoire, qu'elle se sentait « bizarre » et qu'elle doutait que sa mère la croie. Un jour, l'accusé est sorti de la chambre de la fillette, ne portant qu'une casquette et un t-shirt.

« Moi, j'en ai assez pour l'ordonnance sur remise en liberté », a déclaré la juge, pendant la présentation de la vidéo.

L'accusé a promis de ne plus recommencer, ayant cessé de consommer du cannabis. « Je ne vais pas briser mes conditions, a-t-il dit. J'ai la tête claire. » Il s'est engagé à voir un psychologue ou un psychiatre.

Le même homme est accusé d'avoir entretenu une relation « amoureuse » avec une adolescente de 16 ans, qu'il a rencontrée dans une chaîne de restauration rapide.

Dans sa réponse aux policiers, l'adolescente de 16 ans a dit être amoureuse de l'adulte, se sentant pour une fois comprise et aimée. C'est sa mère, inquiète, qui a découvert l'histoire et qui l'a rapportée aux policiers.

Les enquêteurs ont découvert des fichiers dans lesquels ses deux victimes sont impliquées sexuellement. Le logiciel Blue Bear a été utilisé pas les policiers pour démasquer le présumé pédophile.

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