Victime de la fatigue

Élisabeth Brosda a perdu la vie sur l'autoroute... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Élisabeth Brosda a perdu la vie sur l'autoroute 50, quand une conductrice l'a happée, probablement à cause de la fatigue ou d'une distraction au volant.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les affiches grand format sur le bord des autoroutes le clament haut et fort. « Mort de fatigue. Arrêtez-vous avant! » Vendredi, c'est une famille, un groupe d'amies, un copain et des proches qui ont été le visage de cette triste réalité. Élisabeth Brosda a perdu la vie le 17 septembre dernier lorsqu'une autre conductrice a percuté son véhicule à sens inverse sur l'autoroute 50, probablement à cause de la fatigue ou d'une distraction au volant.

La femme de 21 ans avait la vie devant elle. Sa passion, le dressage de chevaux et les sports équestres, la faisaient rêver aux Olympiques de 2024.

Elle étudiait en administration à l'Université du Québec en Outaouais avec son amie Marilou Éthier, dans le but d'avoir, un jour, leur propre écurie.

« Elle travaillait très fort pour ça », a rappelé l'amie, à sa sortie de l'église Sainte-Maria-Goretti, à Gatineau. L'église était pleine lors de la cérémonie en la mémoire d'Élisabeth.

« On n'en veut pas à l'autre femme », confie Mme Éthier. Décédée elle aussi, l'autre conductrice, Elsa Loiseau, a dévié de sa trajectoire, à la hauteur de Grenville-sur-la-Rouge. Elle s'est retrouvée dans l'autre direction, et percuté la voiture de Mme Brosda, qui roulait en vers l'est avec son conjoint, Émanuel Thérien. Le jeune homme a survécu.

L'émotion était encore vive pour son amoureux qui a perdu « sa princesse ». 

« On n'est pas sûrs de la cause encore, mais on veut dire aux gens, c'est important d'être sûr à 100% de ses capacités, quand on est sur la route, a-t-il souligné. Ce sont des tragédies comme ça qu'on veut éviter. »

Encore frappé par une tristesse innommable, M. Thérien dit ne se souvenir que de flashs suivant les secondes après l'impact.

« Tout ce que je me rappelle, c'est après l'impact, c'est moi qui tente d'aider Élisabeth... Je ne sais pas... J'ai juste des flashs, je ne me souviens pas de l'accident en tant que tel, je vois Élisabeth, j'essaie de l'aider, et je suis dans l'ambulance... »

Élisabeth Brosda est déménagée de l'Allemagne à l'âge de sept ans. Dès l'âge de quatre ans, elle a développé une passion féroce pour les chevaux. Pendant la cérémonie de vendredi, plusieurs vidéos l'ont mise en valeur, à dos de cheval, à l'écurie, et en compétition.

Elle s'est illustrée sur le circuit régional de l'Outaouais, puis a gravi les échelons jusqu'à se mettre en « mode olympique ».

Les personnes qui ont assisté à l'événement portaient un chandail blanc, sur lequel une photo d'Élisabeth pose fièrement avec son cheval.

Sa grand-mère, Maryse Desrochers, a parlé de la jeune blonde comme de son « p'tit cheval », se rappelant d'une enfant vive d'esprit, à qui elle rendait service en échange de « points ». « Je lui disais: 'quand je vais être vieille, je vais utiliser ces points-là pour que tu m'aides à ton tour. »

Les proches ont demandé que les dons du public servent à créer des bourses au nom d'Élisabeth Brosda, qui seront remises par la Fondation Équestre à des cavaliers comme elle qui aspirent à participer aux Jeux olympiques en dressage.

Des représentants de Canada Équestre étaient d'ailleurs présents.

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