Brabant-Philippe: «On a peut-être sous-estimé la menace»

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Pour une deuxième fois en autant d'années, le pont Brabant-Philippe, dans l'est de Gatineau, a été complètement détruit par un incendie.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se dit prêt à prendre « une part de responsabilité » pour l'incendie qui a complètement détruit le pont Brabant-Philippe une deuxième fois en cinq ans, dans la nuit de lundi à mardi. 

« Oui, on a une part de responsabilité, mais l'enquête va nous dire à quel point d'autres mesures [de sécurité] auraient permis d'éviter ça, a-t-il lancé. On a peut-être sous-estimé la menace. On a pris des mesures, on pensait que c'était suffisant. En même temps, je ne sais pas jusqu'à quel point on peut offrir une réponse complète à ce genre d'action-là. Ceux qui ont fait ça sont des imbéciles, mais ils ont aussi été travaillants. »

Le maire a rappelé que des mesures de sécurité supplémentaires ont été mises de l'avant dès la tentative d'incendie survenue la semaine dernière, notamment des patrouilles policières plus fréquentes. Depuis hier, des agents d'une firme de sécurité d'une firme privée sont postés aux deux autres ponts.

Comme ce fut le cas à la suite de l'incendie de 2011, les discussions entourant des mesures de sécurité plus adéquates pour protéger ces structures de bois sont de nouveau en cours. Il avait été question, à l'époque, d'installer des caméras, mais la Ville n'avait pas donné suite à cette recommandation. L'installation de caméras est de nouveau analysée par l'administration municipale.

Il semble évident que le pont Brabant-Philippe sera éventuellement reconstruit, mais le maire n'a pas été en mesure, mercredi, de préciser quand exactement. Une chose est claire, il souhaite que le pont soit reconstruit en bois. « Ces trois ponts-là forment un tout, c'est une signature, c'est un ensemble intéressant, a-t-il souligné. L'architecture et le fait qu'ils sont en bois font partie de ce qui fait que c'est intéressant. »

Contrairement à ce qu'a laissé entendre le maire, mardi, la reconstruction ne pourra pas être payée par l'autoassurance de la Ville de Gatineau puisque les travaux devraient dépasser 1 million $. Ce sont les assurances de la Ville de Gatineau qui vont devoir payer. Une décision concernant la reconstruction pourrait survenir lors de l'étude du budget, en novembre.

Le SPVG a rencontré plusieurs résidents

Le Service de police de la Ville de Gatineau est de retour au pont Brabant-Philippe, mercredi matin.

Des recherches sur la rivière Blanche, sur l'eau et ses berges, se poursuivront afin de trouver des indices permettant de savoir comment l'incendie a été allumé, dans la nuit de lundi à mardi.

Le SPVG indique officiellement que l'incendie est toujours considéré d'origine suspect, sans confirmer la nature criminelle du brasier.

«Le porte-à-porte est à toute fin terminée, explique Pierre Lanthier, du SPVG. Nous avons rencontré plusieurs personnes dans le secteur environnant. Nous avons obtenu de l'information de la part de citoyen à la suite de nos démarches. Cependant pour des raisons de stratégie d'enquête nous ne dévoilerons ni le nombre ni le contenu de ces informations.»

Le pont a été ravagé par un incendie, entre 2h et 4h. La structure de bois est une perte totale. Les dommages sont évalués à un million $.

Avec Louis-Denis Ebacher

Enquête policière

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) était de retour au pont Brabant-Philippe, mercredi. Des recherches sur la rivière Blanche, sur l'eau et ses berges, se poursuivaient afin de trouver des indices permettant de savoir comment l'incendie a été allumé, dans la nuit de lundi à mardi. L'incendie est toujours considéré d'origine suspecte.

« Le porte-à-porte est à toute fin terminé, explique Pierre Lanthier, du SPVG. Nous avons rencontré plusieurs personnes dans le secteur. Nous avons obtenu de l'information de la part de citoyens à la suite de nos démarches. Cependant, pour des raisons de stratégie d'enquête, nous ne dévoilerons ni le nombre ni le contenu de ces informations. »

Avec Louis-Denis Ebacher

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