Jalousie, chantage et agression sexuelle

Le tribunal entend ces jours-ci l'histoire abjecte d'un homme accusé... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le tribunal entend ces jours-ci l'histoire abjecte d'un homme accusé d'exploitation sexuelle d'une jeune fille ayant servi de «monnaie d'échange» auprès de la mère de celle-ci, qui voulait divorcer.

Selon la Couronne, la jeune victime a été photographiée dans des positions suggestives par l'accusé. Les forces de l'ordre ont saisi une clé USB, un téléphone intelligent et des ordinateurs appartenant à l'accusé. Pas moins de 531 fichiers graphiques d'une victime nue ou peu habillée, ainsi que des scènes d'agression sexuelle, ont été mis en preuve. Sur certaines photos, on peut voir l'accusé prendre la photo dans le reflet du miroir de la pièce où ont été commis les crimes allégués.

On ne peut identifier le présumé agresseur, selon une ordonnance de non-publication du tribunal visant à protéger les victimes. Le même accusé a été placé sous protection au centre de détention de Gatineau. Les prisonniers n'apprécient pas particulièrement ce genre de codétenu.

Chantage

L'homme dans la trentaine a entretenu une relation avec la mère de la victime pendant quelques années. Hier, la femme a raconté comment elle avait pris connaissance de l'enfer vécu par sa fille.

L'adulte, épuisée de subir les affres de la jalousie excessive du prévenu, a demandé le divorce. Au moment d'annoncer la nouvelle à son conjoint, elle ne savait pas encore ce que sa fille avait subi.

Selon la mère, l'ex-conjoint lui a envoyé des textos accompagnés de photos d'une jeune fille nue, dont on ne voyait pas le visage. «Il écrivait: 'si tu ne reviens pas avec moi, je vais faire cela à ta fille'. Mais j'ai reconnu le corps de ma fille... Son nombril... C'était elle. Il me disait: 'Tu imagines c'est qui? Il menaçait de mettre tout ça sur Facebook.»

«Si tu ne reviens pas avec moi, je vais faire cela à ta fille.»

Non seulement l'accusé doit répondre à ces graves accusations en Outaouais, mais il est aussi visé par une enquête policière dans les environs de St-Jérôme. Le prévenu est accusé d'avoir comploté afin de faire assassiner ses victimes alléguées.

Selon le témoignage, le mari jaloux voulait tout contrôler de la vie de la femme et de ses enfants, jusqu'au choix des amis. Après l'annonce du divorce, les appels et les messages textes se sont multipliés. L'homme a écrit des propos mensongers concernant son ex sur Facebook.

Pendant l'absence de l'ex-conjoint à la résidence familiale, la femme est allée récupérer des effets personnels pour elle et ses enfants. C'est alors qu'elle est tombée sur d'autres photos de sa fille nue, placée de force dans des positions explicites.

«Elle m'a dit: 'maman, c'est moi'», a témoigné la mère, émotive, devant le juge Valmont Beaulieu, de la Cour du Québec.

Appelée au secours, la police de Gatineau a procédé à l'arrestation du présumé agresseur.

L'enquête minutieuse de la police de Gatineau a permis de découvrir les coordonnées GPS du téléphone au moment des prises de photo. Elles indiquaient l'adresse de la victime.

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