Trois ans plus tard, trois mois de prison pour le locataire fraudeur

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Le locataire fraudeur Denis Normand écope trois mois de prison, au terme d'une saga qui a duré plus de trois ans, à Gatineau.

M. Normand a été le cauchemar de plusieurs propriétaires de logements, ces dernières années.

Après avoir plaidé coupable, en 2016, il a récemment remboursé des victimes impliquées dans son dossier criminel pour fraude.

Denis Normand-Hamelin a commencé à faire parler de lui à l'hiver 2013, lorsqu'un résident de Gatineau l'a dénoncé dans Le Droit.

M. Normand s'était fait passer pour le propriétaire d'un logement de la rue Jacques-Cartier et exigeait l'argent du loyer aux résidents de l'endroit, un jeune couple, qui croyaient avoir affaire au propriétaire légitime.

Même le propriétaire légitime ne savait pas ce qui se passait dans sa propriété.

Par la suite, d'autres propriétaires, qui avaient déjà des démêlés avec lui devant la Régie du logement, se sont manifestés.

Il a finalement été accusé de fraude parce qu'il ne payait pas et avait fourni de fausses informations à ses victimes, notamment au moment de déclarer son emploi - fictif - et sa capacité de payer, tout aussi fausse.

Vendredi, la juge de la Cour du Québec, Rosemarie Millar, a prononcé une sentence de trois mois de prison.

M. Normand a fait savoir qu'il était devenu sobre, et que son style de vie relié à la consommation de cocaïne l'avait poussé, autrefois, à frauder les propriétaires des logements qu'il occupait.

Sylvain Lauzon, l'un des propriétaires floués, s'est dit satisfait que cette affaire soit terminée.

Lui et sa conjointe Mireille ont loué leur logement à M. Normand lorsqu'il a quitté la propriété de la rue-Jacques-Cartier, où il avait fait des misères au jeune couple.

Ils ne connaissaient que trop mal l'individu. De mars à avril 2013, M. Lauzon a vécu l'enfer avec son locataire qui ne payait pas, et qui multipliait les prises de bec.

« 95 % des gens sont de bons locataires. Mais on fait mieux, maintenant. On fait des études de crédit approfondies, on ne se fie plus seulement qu'à notre intuition. On peut penser que la personne est gentille ou qu'elle est correcte parce que c'est une personne âgée. Mais quand les gens viennent visiter, et qu'on leur dit que ça nous prend une étude de crédit, des fois, on n'en entend plus parler », raconte M. Lauzon.




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