Un bébé meurt dans un baignoire après que sa mère se soit endormie

Katrina Leigh Hazlett a été accusée formellement de... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Katrina Leigh Hazlett a été accusée formellement de négligence criminelle causant la mort à la suite du décès de sa petite fille de sept mois.

Etienne Ranger, Le Droit

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L'innommable s'est produit lundi matin dans un quartier paisible de Gatineau. Un bébé de sept mois est décédé dans la baignoire familiale, laissé à lui-même à côté de sa mère endormie.

Cette dernière aurait été réveillée par son fils de 10 ans, qui voyait bien que le bébé ne bougeait pas dans l'eau de la baignoire.

Les services d'urgence ont été appelés à 7 h 15, au 14, rue du Shamal, dans le secteur du Plateau. L'enfant, confirme le porte-parole des paramédics de l'Outaouais, Francis Brisebois, a été transportée dans un état critique à l'hôpital, où son décès a été constaté.

Pendant que la femme était en panique et en détresse, les services d'urgence tentaient de réanimer le petit corps.

La mère de 28 ans, Katrina Leigh Hazlett, a comparu mardi après-midi au palais de justice de Gatineau, pour répondre à une accusation de négligence criminelle causant la mort.

Son avocat, Me Marc-André Cayen, n'a pas voulu confirmer si la jeune mère de famille était intoxiquée ou pas, le matin du drame.

« Prenez-moi ! »

Une voisine de la famille éprouvée, prénommée Mélissa, a mentionné au lendemain du drame que la mère était restée de longues minutes sur le balcon extérieur, derrière la résidence, en répétant en anglais : « Prenez-moi à la place de ma fille !». Une autre femme tentait de la consoler pendant l'intervention des secouristes. La mère poussait des cris dans une scène chaotique.

Selon des voisins, les gens qui habitent dans la résidence familiale où est survenu le drame sont des gens paisibles.

Le Bureau du coroner et les enquêteurs du Service de police de la Ville de Gatineau doivent établir les causes du décès de l'enfant, a précisé le sergent Jean-Paul LeMay, de la police de Gatineau. « Des soupçons soulevés à la suite des premières constatations ont mené les enquêteurs à approfondir l'enquête, menant ainsi à l'arrestation d'une des personnes présentes dans la résidence », rajoute le sergent LeMay.

Une autopsie devait avoir lieu mardi au Laboratoire de science judiciaire et de médecine légale, à Montréal.

La porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais, Geneviève Côté, rappelle que dans de tels cas, les autres enfants sont confiés à des « milieux neutres », c'est-à-dire à un membre de la famille ou auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

La femme, yeux rougis et encore en pleurs lors de sa comparution, a été libérée sous engagement de la cour. En plus de s'engager avec une caution de 2 000 $, elle ne pourra consommer ni drogue ni alcool, fréquenter des bars, ainsi que des enfants de moins de six ans, en plus de respecter un couvre-feu, jusqu'à la fin des procédures judiciaires.

L'accusée pourra voir son autre enfant seulement sous supervision de la DPJ.

Elle devra demeurer à une autre résidence, située à L'Ange-Gardien.

Une famille éprouvée

Des membres de sa famille étaient présents dans la salle de cour. La femme et ses proches n'ont pas voulu commenter cette journée éprouvante.

« Elle est troublée, émotive, comme la famille d'ailleurs », a pour sa part commenté Me Cayen, à sa sortie de la salle d'audience. « Il y a un trop-plein d'émotion, c'est certain. Ils ont perdu un être cher. »

La prévenue n'a pas d'antécédents judiciaires.

La Couronne n'a pas commenté le dossier.




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