Manifestation pour Hassan Diab

Une centaine de personnes ont tenu une vigile... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Une centaine de personnes ont tenu une vigile à l'entrée du bureau du premier ministre Trudeau, mercredi midi.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Paul Gaboury
Le Droit

Depuis le 15 novembre 2014, le Dr Hassan Diab, professeur de l'Université d'Ottawa, est détenu en France sans accusation formelle. Sur le coup de midi, mercredi, plus d'une centaine de personnes ont organisé une vigile à l'entrée du bureau du premier ministre Justin Trudeau, lui demandant d'utiliser tous les pouvoirs dont il dispose pour obtenir sa libération.

«Quand il était dans l'opposition, M. Trudeau avait demandé à Stephen Harper d'utiliser tous ses pouvoirs pour intervenir en faveur de Canadiens détenus à l'étranger sans motif. Nous lui demandons maintenant de faire la même chose pour M. Diab», a déclaré Matthew Behrens, porte-parole du comité de soutien à Hassan Diab. 

Son épouse, Rania Tfaily, était présente et a lu des passages de la dernière lettre écrite par son mari de sa petite cellule, dans laquelle il se demande s'il reverra un jour son épouse et ses trois enfants. «Il croit qu'il les a perdus à jamais», a-t-elle raconté, avec émotion.  

Monia Mazigh, activiste bien connue pour les droits humains, a sonné à la porte de l'édifice Langevin. Personne n'est venu répondre. 

À Beyrouth, pas à Paris

À six reprises, des juges ont rejeté les accusations qui pesaient contre Hassan Diab pour un attentat terroriste ayant fait quatre morts dans une synagogue de Paris, le 3 octobre 1980. 

«Récemment, trois magistrats français ayant trouvé qu'il était à Beyrouth et non pas à Paris ont ordonné six fois sa remise en liberté. Chaque fois, la Cour d'appel a annulé leur décision pour des raisons plus politiques que légales. Il reste donc en prison alors qu'il devrait être ici avec sa famille et ses enfants», a expliqué M. Behrens.

«Selon la preuve, les empreintes digitales, et celles de la paume prélevées sur le véhicule, de même que la description physique du suspect lié à l'attentat de 1980 ne sont pas les siennes, soutient M. Behrens. Il n'a jamais été antisémite. C'est un citoyen modèle qui n'a rien à voir avec ce qui lui est reproché.»

En fin de journée, le comité organisait une discussion avec sénateurs et députés, avec le visionnement d'un court métrage sur l'affaire Diab à l'édifice Wellingto, à Ottawa.




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