15 000 $ à verser à son ex-employeur

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Dans une décision rendue en mars dernier, le juge Steve Guénard de la Cour du Québec condamne Mélissa Hamel-Desjardins à verser 15 000 $ à son ex-employeur, pour qui elle a travaillé pendant près de deux ans, entre 2013 et 2015.

Le Soleil

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La clinique GoPhysio de Cantley a obtenu gain de cause aux petites créances contre une ancienne réceptionniste ayant utilisé « un stratagème malhonnête » pour subtiliser des milliers de dollars à l'entreprise.

Dans une décision rendue en mars dernier, le juge Steve Guénard de la Cour du Québec condamne Mélissa Hamel-Desjardins à verser 15 000 $ à son ex-employeur, pour qui elle a travaillé pendant près de deux ans, entre 2013 et 2015.

Un « suivi assez serré de la qualité du travail » de la réceptionniste a été fait pendant les premiers mois, après quoi la propriétaire de l'entreprise, Julie Salvas, a indiqué au tribunal lui avoir fait « totalement confiance ».

Or, « la preuve clairement prépondérante démontre que sur 181 journées de travail de [Mme Hamel-Desjardins] » en 2014, 84 journées « ne balancent pas ». Ce fut également le cas pour plus de la moitié des 97 jours travaillés en 2015.

L'employée a été mise à pied en juillet 2015. Dans sa requête, GoPhysio alléguait que certains clients payaient comptant, mais que la réceptionniste gardait l'argent et inscrivait un paiement par débit dans un logiciel. Dans d'autres cas, la preuve démontre que de l'argent comptant n'a tout simplement jamais été déposé dans le compte de l'entreprise. L'ex-employée aurait gonflé « artificiellement » les revenus afin de faire balancer la conciliation bancaire.

« La preuve démontre, soit directement, soit par l'entremise de présomptions suffisamment graves, précises et concordantes, une perte financière de GoPhysio de l'ordre de 9542,79 $ quant à la première portion du stratagème, à savoir les montants comptants qui n'ont pas été encaissés par l'entreprise, ainsi qu'un montant de 12 460,99 $ quant aux différences reliées aux modes de paiement, lit-on dans la décision. [...] La défenderesse n'a pas respecté plusieurs des obligations essentielles du contrat de travail qui la liait à la demanderesse, en particulier les obligations de loyauté et d'honnêteté. »

Mélissa Hamel-Desjardins a pour sa part tenté, devant le tribunal, « de se dépeindre comme étant une personne peu compétente au niveau comptable ». Elle alléguait aussi, « toujours sans preuve, et sans même une quelconque tentative d'en produire une, que c'est Mme Salvas qui aurait trafiqué les documents ».

Alors que « la preuve faite » montre une perte de 22 000 $, GoPhysio l'a réduite à 15 000 $ afin de pouvoir faire sa requête devant la division des petites créances.

L'ex-employée, qui réclamait pour sa part 5000 $ à GoPhysio pour « fausses accusations criminelles, abus de droit, abus de procédures, atteinte à la réputation et à la vie privée, intimidation, menaces, autres troubles, ennuis et inconvénients, frais de justice », a vu sa demande être rejetée, puisque ses reproches « ne sont pas démontrés par prépondérance de preuve ».




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