La plus jeune victime traitée différemment

Les corps d'Anne-Katherine Powers, Louise Leboeuf et Claude... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Les corps d'Anne-Katherine Powers, Louise Leboeuf et Claude Lévesque ont été découverts le 24 mai 2012 dans leur résidence de la rue Félix-Leclerc, dans le secteur Aylmer.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Un policier de Gatineau a décrit le décor à glacer le sang dans lequel il a été confronté, en arrivant le premier sur la scène du triple meurtre survenu dans le secteur Aylmer, en 2012.

En entamant son quart de travail le 24 mai 2012, l'agent Shawn Lafleur ignorait qu'il allait découvrir les corps d'Anne-Katherine Powers, 21 ans, de la mère de celle-ci, Louise Leboeuf, 63 ans, et de Claude Lévesque, 58 ans, le conjoint de Mme Leboeuf. Tous les trois étaient enroulés dans des couvertures de flanelle, sans signe de vie. Cependant, la plus jeune des victimes semblait avoir été traitée différemment après son décès.

Le témoignage du policier a été entendu mardi, lors du procès de Shakti Ramsurrun, 33 ans, l'ex-conjoint de Mme Powers accusé des trois meurtres prémédités.

Vers 13h15, le 24 mai 2012, le policier Lafleur, qui en était à sa première année de service au Service de police de la Ville de Gatineau, patrouillait dans les environs d'Aylmer. C'est alors qu'il a reçu un appel pour un possible meurtre au 64, rue Félix-Leclerc.

« L'information, au départ, était un peu confuse, car le plaignant (au 9-1-1) parlait d'un homme au Club de golf Rivermead (où se trouvait le suspect, avec le bébé du couple) et d'une adresse sur Félix-Leclerc. »

Arrivé à la résidence du secteur Aylmer, l'agent Lafleur a constaté que les portes étaient barrées. Sans réponse, il a empoigné son arme à feu, a défoncé d'un coup de pied la porte arrière, et vu les trois corps enroulés, dans la cuisine.

« Ce qui était surprenant, c'était que les couvertures étaient propres. Presque pas de sang », a commenté le policier. Chacune des trois victimes a subi entre 15 et 35 lacérations par arme blanche. La scène semblait avoir été nettoyée.

Du sang séché a été aperçu sur les pyjamas que portaient les victimes.

Il semble que M. Lévesque ait été attaqué dans le dos. Mme Leboeuf aurait été mortellement blessée à l'abdomen. La jeune femme avait une importante lacération sur le côté droit du corps.

Cette dernière semblait avoir été traitée différemment. Un manteau de fourrure avait été placé sous sa tête, et une deuxième couverture cachait son visage.

Un peu plus loin, au golf Rivermead, la police de Gatineau saisissait la minifourgonnette de Claude Lévesque, qu'avait prise le suspect. Ce dernier était parti avec l'enfant qu'il avait eu avec Mme Powers. Le bébé n'a pas été blessé.

M. Ramsurrun aurait dit à une personne, au club de golf, que sa conjointe avait été tuée et que sa belle-mère (une des victimes) l'avait appelé pour qu'il parte avec le bébé.

Originaire de l'Île Maurice, Shakti Ramsurrun aurait été sommé de quitter la résidence, alors que son couple battait de l'aile.




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