Loyer en prison pour 4 ans et demi

Le palais de justice de Gatineau... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le palais de justice de Gatineau

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Un homme de 47 ans « qui ne respecte personne » tentera de se faire respecter au pénitencier dans les prochaines années, après avoir manipulé une adolescente trois fois plus jeune que lui afin d'avoir des relations sexuelles complètes avec elle.

Jean-Michel Loyer, bien connu des policiers, a profité de la vulnérabilité d'une adolescente de 15 ans en fugue à Gatineau, en 2016, pour l'exploiter.

Le juge Raymond Séguin l'a déjà reconnu coupable d'incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels et de corruption d'enfant. Vendredi, il l'a condamné à quatre ans et demi de pénitencier.

Il lui reste trois ans à purger, en prenant en compte les quinze derniers mois de détention préventive.

Loyer a poussé la note en téléphonant à sa victime, depuis la prison, ce qui a eu un effet dévastateur chez la jeune fille, qui a dû être hospitalisée à la suite d'une tentative de suicide.

Le geste de Loyer lui a valu une accusation supplémentaire de bris d'ordonnance de la cour, puisqu'il lui était interdit de contacter l'adolescente.

Jean-Michel Loyer se disait « guide » de la jeune fille pendant sa fugue. Le juge n'a pas cru à ce « rôle », dans une espèce de « mise en scène ».

Le juge a d'ailleurs dit de Loyer qu'il était « une personne en qui on ne peut pas faire confiance ».

C'est à l'hiver 2016 que Jean-Michel Loyer s'est épris de l'adolescente de 15 ans, la gardant chez elle et se disant amoureux d'elle. Sous son emprise, l'adolescente a eu des relations sexuelles complètes avec l'adulte, qui ne compte plus ses séjours en prison depuis 1986.

De son côté, la jeune fille avait aussi développé des sentiments pour lui, a rappelé le juge, dans son verdict de culpabilité rendu plus tôt cette semaine.

Le tribunal a ordonné que le nom du quadragénaire soit inscrit sur le registre des délinquants sexuels à vie.

«Ma fille, c'est une bonne fille »

Le père a témoigné pour sa fille, vendredi. Il a décrit les conséquences que cette relation saugrenue avait eu sur elle et lui, et comment l'accusé, qu'il connaît, « ne respecte personne ».

Selon le père, l'accusé n'a pas davantage de respect pour le système judiciaire.

Pendant le témoignage, Jean-Michel Loyer regardait, sourire narquois, le père à la barre, et la famille de l'adolescente, assise dans la salle.

« Ma fille, c'est une bonne fille, a dit le père, ému. Elle est polie et respectueuse. Mais c'est encore difficile, des fois, à cause de tout cela. »

Le père a remercié le juge Séguin « pour ne pas avoir cru les menteries de cet homme-là ».

Lorsque Loyer a quitté le box des accusés en direction du pénitencier, le père de la jeune fille n'a pu s'empêcher de lui servir un grand sourire de satisfaction.




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