Absolution inconditionnelle pour Michel Plouffe

L'ancien directeur du CLD Gatineau, Michel Plouffe, obtenu... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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L'ancien directeur du CLD Gatineau, Michel Plouffe, obtenu l'absoltuon de la cour.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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L'ex-directeur général de Développement économique-CLD Gatineau, Michel Plouffe, a obtenu une absolution inconditionnelle de la cour après avoir reconnu sa culpabilité à un chef d'entrave à la justice.

Le juge Valmont Beaulieu s'est rangé du côté de la défense en accordant, vendredi, une absolution inconditionnelle à M. Plouffe, après que celui-ci soit allé déposer un don de 2500 $ destiné à la Maison Mathieu-Froment-Savoie. La veille, la Couronne avait plaidé en faveur d'une absolution conditionnelle à la réalisation de 100 heures de travaux communautaires.

« On lui donne la chance de tourner la page et de se rebâtir », s'est réjoui l'avocat de M. Plouffe, Me Martin Binet.

Le soulagement était visible pour celui qui a dirigé Développement économique-CLD Gatineau pendant 15 ans.

« Je n'ai pas de casier judiciaire. J'ai réalisé de grandes choses dans ma vie, je vais continuer à réaliser de grandes choses dans ma vie, a déclaré M. Plouffe. Aujourd'hui, l'absolution inconditionnelle est un pas vers une nouvelle carrière pour moi, et je l'anticipe avec beaucoup d'enthousiasme et beaucoup de ferveur. »

M. Plouffe avait reconnu, jeudi, avoir « tenté d'entraver, de détourner ou de contrecarrer le cours de la justice en donnant de faux renseignements aux policiers de la Sûreté du Québec » dans le cadre d'une enquête sur de la production de cannabis se faisant à son insu dans une propriété lui appartenant.

En rendant sa décision, le juge a souligné que Michel Plouffe est « une personne complètement réhabilitée », et que le risque de récidive « est nul » dans son cas.

Le magistrat a également rappelé les conséquences générées - tant sur la vie personnelle que professionnel de M. Plouffe - par le dépôt des accusations à son endroit et par la médiatisation du dossier.

Après avoir été placé en suspension avec solde en février dernier, M. Plouffe en était venu à une entente avec la Ville de Gatineau, en juillet dernier, pour rompre le lien d'emploi entre les parties.

Michel Plouffe, qui a tenu à remercier devant les médias sa famille et ses proches l'ayant soutenu, a réitéré avoir vécu « beaucoup de peine » au cours de la dernière année.

« Le message que je lance à tous, c'est que ça peut arriver de faire des erreurs, mais l'important, c'est de se relever, a-t-il mentionné. [...] C'est clair que j'ai trouvé ça très difficile. Il y a plusieurs moments où j'ai passé proche de dire : 'c'est fini, c'est terminé, je ne réussirai plus jamais'. Mais finalement, il y avait toujours des gens qui étaient là autour de moi pour m'encourager. »

L'homme de 51 ans veut maintenant se tenir loin des projecteurs et se concentrer à un projet d'acquisition d'entreprise avec l'homme d'affaires Martin Lacasse, qui était présent en salle de cour, vendredi, pour connaître le dénouement du dossier.

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