L'itinérant agresseur s'en va à Pinel

Marc Bellfoy subira une évaluation psychiatrique de 60... (Étienne Ranger, Archives Le Droit)

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Marc Bellfoy subira une évaluation psychiatrique de 60 jours et le dossier de l'homme reviendra devant le tribunal en mars.

Étienne Ranger, Archives Le Droit

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L'itinérant qui a sauvagement agressé une adolescente derrière l'école secondaire de l'Île, dans le secteur Hull, en mars dernier, prend la direction de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal. Marc Bellfoy y subira une évaluation psychiatrique de 60 jours, qui servira à déterminer si, oui ou non, il doit être déclaré délinquant dangereux.

Le juge Gaston Paul Langevin a confié l'accusé à l'institut psychiatrique, vendredi.

Au terme de ces 60 jours d'évaluation, le rapport médical pourra être déposé en preuve, pour déterminer la dangerosité de l'individu, qui vient d'avoir 50 ans.

Marc Bellfoy a plaidé coupable aux chefs d'agression sexuelle grave et d'agression sexuelle armée, en novembre.

«Sordide»

Le juge Langevin a qualifié de « sordide » l'agression qu'a faite l'homme sur la jeune fille, l'après-midi du 15 mars dernier. L'adolescente retournait chez elle après sa journée d'école. Elle marchait sur la piste cyclable, le long du ruisseau de la Brasserie, lorsqu'elle a été empoignée par-derrière. Marc Bellfoy s'était silencieusement approché d'elle pour la saisir par le cou. L'itinérant, armé d'un couteau, l'a attiré vers un buisson en bordure de la piste.

Le procureur de la Couronne, Me François Santerre, a expliqué que la jeune fille s'était débattue en tombant au sol avec son agresseur. « Elle tente de fuir et il la retient. Des coups de poing et de pied sont portés à la victime, avait expliqué Me Santerre. Dans sa tête, elle allait mourir. »

L'agresseur l'a frappée avec un bâton, puis lui a infligé 18 lacérations au couteau, dont une importante à un oeil. Il aurait entre autres coupé son chandail pour l'agresser sexuellement.

Apercevant un adulte, la victime a crié à l'aide. L'agresseur a tenté de dissimuler l'adolescente sous lui. Elle a finalement été secourue par un enseignant de l'école secondaire. 

La victime va mieux

Vendredi, le père de la victime a dit que sa fille prenait du mieux. Celle-ci suit le dossier à la cour. « Pour elle, je pense que c'est important de savoir ce qui se passe », dit le père.

Une ordonnance de non-publication visant à protéger l'identité de la victime empêche les médias de nommer le père ou ses proches.

La gravité des sévices et la brutalité des événements ont convaincu le juge d'envoyer Marc Bellfoy à Philippe-Pinel.

Le dossier reviendra à la cour en mars 2017, un an après les faits.

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