Dussault incarcéré au moins jusqu'en 2025

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Patrick Dussault est reconnu coupable de meurtre.

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Le meurtrier de Diane Lahaie doit purger une peine de pénitencier à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 2025.

La juge Hélène Di Salvo a rendu sa décision jeudi, dans le dossier de Patrick Dussault, à Gatineau. L'homme de 41 ans a été arrêté en août 2013, un mois après le crime. Il ne peut espérer d'être libéré sous conditions avant 2025, douze ans après les faits.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Claude Daoust, et l'avocat de la défense, Me Richard Dubé, ont justement proposé une peine d'emprisonnement sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans, la veille. Mercredi, Dussault a plaidé coupable à une accusation d'incendie criminel de la résidence de Mme Lahaie.

Le tueur a mis le feu à la propriété - et au corps - pour tenter de cacher son crime commis deux jours plus tôt. Le meurtre s'est produit le 25 juillet 2013, et l'incendie a éclaté le 27. Des voisins avaient appelé le 9-1-1, et c'est alors que les services d'urgence ont découvert le corps meurtri et partiellement calciné de Mme Lahaie. La juge a condamné l'accusé à une peine de cinq ans, à purger de façon concurrente à celle de meurtre sans préméditation.

Par ailleurs, la police de Gatineau a confirmé au Droit, cette semaine, que ce meurtre n'était pas relié à celui de Valérie Leblanc, cette jeune femme retrouvée morte - et brûlée - derrière le Cégep de l'Outaouais, le 23 août 2011. Patrick Dussault a bel et bien été écarté dans l'enquête sur le meurtre de Mme Leblanc, a confirmé le sergent Jean-Paul LeMay, de la police de Gatineau.

Patrick Dussault a vu noir lorsque Diane Lahaie, 64 ans, lui a annoncé qu'elle n'avait pas l'argent pour payer les travaux de rénovation pour lesquels il avait été engagé. Il lui a asséné de solides coups de sceau de peinture à la tête, et pris un couteau de cuisine, que la femme avait descendu avec de la pizza, pour la poignarder à 16 reprises. Le coup fatal serait celui du coup de couteau à la veine jugulaire. Deux jours plus tard, M. Dussault a acheté un bidon dans une quincaillerie, l'a rempli d'essence et a aspergé une partie du sous-sol où se trouvait le corps.

Mercredi, M. Dussault a dit regretter son geste, après avoir raconté sa vie marquée par les agressions à son endroit. « Le tribunal ne saura jamais à quel point ses remords sont sincères, a dit la juge, en rendant sa décision. Mme Lahaie s'est trouvée sur sa route. » La peine d'emprisonnement sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans respecte l'intérêt public, même si elle « peut être considérée clémente ».

À la fin du prononcé de la sentence, la soeur de Diane Lahaie a dit « merci » à haute voix dans la salle de cour. Elle a préféré ne pas commenter l'affaire en public.

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