Deux contrats offerts pour la tête de ses victimes

L'individu aurait fait ces sombres propositions à des... (Archives, LeDroit)

Agrandir

L'individu aurait fait ces sombres propositions à des codétenus à deux reprises, aux prisons de Gatineau (photo) et St-Jérôme.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un agresseur sexuel de Gatineau, qui a proposé des contrats à des codétenus pour faire tuer ses victimes, pourrait être déclaré délinquant à contrôler.

Avant de subir son procès pour de graves agressions sexuelles sur une mineure, le violent criminel a proposé, deux fois en deux ans, un contrat sur la tête de celle-ci, de sa soeur et de sa mère, aussi victimes de la violence du même homme.

Arrêté en 2013, l'homme a finalement été déclaré coupable, en juillet dernier, d'agression sexuelle, de possession de matériel pornographique juvénile, de voies de fait contre la mère, de menaces, d'entrave à la justice et de non-respect des conditions de la cour. Les agressions ont eu lieu pendant neuf ans, à l'insu de la mère. Plus tard, il a menacé cette dernière de mettre des photos des agressions d'une de ses filles sur Facebook.

Le nom du criminel ne peut être divulgué en raison d'une ordonnance de la cour visant à protéger l'identité de ses victimes. Les jeunes filles avaient entre 9 et 16 ans au moment des faits.

Contrats

Déjà en 2013, le sombre individu aurait proposé à deux codétenus de la prison de St-Jérôme d'abattre la mère et ses deux filles, en échange de 25 000 $ à 30 000 $. « Ce ne sont pas des discussions prises à la légère, a commenté le juge Langevin. Il a fourni les détails, un croquis et l'adresse. Il offrait aux codétenus de les payer avec l'assurance-vie de ces personnes. »

Le contrat, refusé par les codétenus, prévoyait aussi la disponibilité des bijoux de la mère des victimes.

En juillet 2015, alors qu'il séjournait à la prison de Gatineau, le suspect aurait communiqué une fois de plus avec un autre détenu pour faire assassiner la mère et ses deux filles. Il suggérait de faire incendier la maison pour 10 000 $.

« Mais avant, précise le magistrat, il a dit vouloir récupérer une clé USB et des photos (sur laquelle des scènes d'agression étaient enregistrées) qui se trouvaient au grenier, et que la police n'avait pas encore trouvées. L'homme voulait récupérer ce matériel avant son procès, prévu deux mois plus tard.

Décision

La Couronne a gagné une manche, vendredi, alors que le juge Gaston-Paul Langevin a ordonné que l'individu de 40 ans subisse une évaluation de 60 jours à l'institut psychiatrique Philippe-Pinel de Montréal.

L'agresseur n'a toujours pas reçu sa peine pour les agressions sexuelles, et n'a toujours pas subi ses deux procès distincts pour les complots pour meurtre. Le fait que ces causes soient toujours pendantes aurait pu jouer en défaveur de la procureure de la Couronne, Me Nadine Piché, dans sa demande pour faire déclarer le suspect comme délinquant à contrôler.

Le magistrat a cependant retenu que la longue période des agressions, la variété des crimes reprochés, le lien d'autorité avec les victimes, et l'image qui se dégage de toute cette histoire démontre un certain caractère de l'individu.

Ces motifs sont «raisonnables», selon le tribunal, pour faire déclarer le suspect comme délinquant à contrôler. La décision sera rendue au début de l'année prochaine, sur les recommandations de l'institut psychiatrique.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer