L'infirmière de Woodstock aurait été dénoncée par son hôpital psychiatrique

Elizabeth Tracey Mae Wettlaufer... (La Presse canadienne)

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Elizabeth Tracey Mae Wettlaufer

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La Presse Canadienne

L'infirmière accusée d'avoir tué huit résidants de foyers pour personnes âgées en Ontario aurait été dénoncée à la police par la direction de son hôpital psychiatrique, a appris La Presse canadienne.

Elizabeth Wettlaufer, âgée de 49 ans, de Woodstock, a été accusée mardi de huit chefs de meurtre prémédité relativement à la mort de résidants de deux foyers pour personnes âgées, à Woodstock et à London, entre 2007 et 2014.

Une source policière proche de l'enquête a indiqué mercredi que les autorités du Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto avaient prévenu la police qu'Elizabeth Wettlaufer avait tenu des propos «inquiétants».

Puisque les crimes allégués n'ont pas été commis à Toronto, la police de la métropole a transmis l'information à trois autres corps policiers, dont la Police provinciale de l'Ontario, a indiqué la source.

Il a été impossible de joindre mercredi les avocats de Mme Wettlaufer.

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto ne peut bien sûr dévoiler publiquement des renseignements sur ses patients, pour des raisons de confidentialité.

Réactions politiques

Par ailleurs, la première ministre, Kathleen Wynne, a indiqué mercredi qu'une révision des mécanismes de contrôle des foyers pour personnes âgées pourrait être «éventuellement» exigée, s'il y a lieu. Interrogée à l'Assemblée législative par la chef néo-démocrate, Andrea Horwath, elle a par contre suggéré d'attendre la fin de l'enquête policière.

Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, a de son côté soutenu que les mécanismes de contrôle pour les centres de soins de longue durée en Ontario sont parmi les plus sévères dans le monde.

Chaque centre est tenu de signaler les décès de résidants au coroner, mais ce dernier ne mène une enquête que lors de morts suspectes ou subites - violence, négligence, inconduite. Les cas de morts subites doivent obligatoirement être signalés au ministère de la Santé, qui décide ensuite si une enquête doit être menée.

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