Procès Dussault: la preuve est close, l'accusé témoigne

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Patrick Dussault est accusé de meurtre au deuxième degré et d'incendie criminel.

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Patrick Dussault a-t-il voulu tuer délibérément Diane Lahaie, ou celui-ci a-t-il été provoqué au point de ne plus y voir clair, le 25 juillet 2013 ?

La preuve de la Couronne est close et celle de la défense devrait l'être ce mercredi, dans le procès de Patrick Dussault, accusé du meurtre de Diane Lahaie, cette femme de 64 ans retrouvée battue, poignardée et carbonisée dans sa résidence de Gatineau.

D'un côté, la Couronne veut convaincre le jury que le prévenu a délibérément tué la victime. De l'autre, la défense a fait valoir que son client « ne niait pas » être à l'origine du décès de la femme, mais que les circonstances entourant le drame démontrent que l'homicide était involontaire.

Le prévenu est accusé de meurtre sans préméditation.

« Dans l'article 232 du Code criminel, a dit l'avocat de la défense, Me André Lapointe, on y trouve les circonstances de provocation. La provocation, c'est juste dans les affaires de meurtres qu'on la retrouve. Ça ne vise pas à acquitter. »

La défense veut soulever un doute dans l'esprit du jury, et démontrer l'excès de rage de son client au moment de faits.

Mardi, Patrick Dussault a raconté que, devant le refus de Diane Lahaie de le payer pour des travaux de rénovation chez elle, la discussion s'est envenimée, jusqu'aux insultes et aux coups de toutes parts.

À son arrivée chez la femme, le 25 juillet 2013, la discussion avait plutôt bien commencé. La femme est descendue au sous-sol avec un morceau de pizza et un couteau. M. Dussault a refusé son offre d'en manger, alors qu'il s'apprêtait à peinturer dans le sous-sol.

C'est à ce moment que l'épineuse question de l'argent a fait surface.

La résidente lui aurait fermé une porte sur le doigt, pour ensuite le frapper au visage d'un coup de pied ou de genou. M. Dussault dit avoir été fendu à la tête par un coup de pot de peinture. Il a aussi eu la lèvre fendue.

« Ça m'a enragé encore plus, a dit M. Dussault. Je l'ai poussée sur le mur. C'est là que je l'ai poignardée. »

Il a dit ignorer le nombre de coups de couteau assénés. « Tout allait très vite dans ma tête. » Le couteau du crime serait celui apporté par la femme, avec la pizza.

M. Dussault a dit avoir recouvert la victime d'une couverture, et quitté la résidence vers minuit.

Le corps a été retrouvé deux jours plus tard, quand un voisin a appelé au 911 concernant une déflagration chez la femme.

Le suspect a été arrêté le 28 août 2013.

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