Le suspect a d'abord réfuté le meurtre

Patrick Dussault est accusé de meurtre au deuxième... (Facebook)

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Patrick Dussault est accusé de meurtre au deuxième degré et d'incendie criminel.

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Suspect du meurtre de Diane Lahaie, cette femme retrouvée morte et carbonisée dans sa résidence de Gatineau, le 27 juillet 2013, Patrick Dussault a d'abord nié toute violence envers sa victime présumée. C'est du moins ce qu'il a soutenu, dans les premières heures de son interrogatoire au poste de police.

Le soir du 28 août 2013, Patrick Dussault a été conduit au poste de police de Gatineau. L'interrogatoire, qui a duré plus de cinq heures, s'est ouvert avec des discussions plus ou moins banales avec un des enquêteurs.

Le jury a pris connaissance du début de cet interrogatoire, jeudi, dans le cadre du procès de M. Dussault, accusé de meurtre sans préméditation de la dame de 64 ans.

La suite de la vidéo doit être présentée ce vendredi. Jeudi, la juge Hélène Di Salvo a interrompu les procédures à la dernière minute. Une partie de l'interrogatoire, qui devait être présentée au jury, doit être caviardée pour des raisons qui ne peuvent être publiées pour le moment. Des discussions hors jury ont eu lieu entre la juge, la Couronne et la défense.

« Jamais je n'aurais fait ça », a soutenu le suspect au policier, le soir de son interrogatoire. M. Dussault a dit avoir construit la terrasse de la femme, et exécuté des travaux de peinture et d'autres tâches manuelles, avant qu'elle soit retrouvée morte. Il a dit avoir reçu son argent pour les travaux réalisés, à la fin du mois de juillet, pour ne plus avoir de nouvelles de la femme par la suite.

Plus tôt cette semaine, l'ex-conjointe du prévenu, Manon Monette, a témoigné du contraire. Devant jury, elle a raconté que M. Dussault lui avait confié, une fois en prison, qu'il avait vu noir lorsque la femme l'avait insulté en refusant de payer pour ses travaux.

Mme Lahaie aurait été battue par un objet contondant et tuée à coups de couteau le 25 juillet 2013. Deux jours plus tard, les services d'urgence ont été appelés à sa résidence, au 14, rue de Gaspé, pour une déflagration. C'est à ce moment que le corps partiellement carbonisé a été découvert.

Lors de son interrogatoire, Patrick Dussault a décrit des relations cordiales avec sa cliente. Il a décrit la victime comme une « bonne madame ».

« Je n'ai aucune raison d'avoir fait ce que vous dites que j'ai fait. Je n'ai pas ces pensées-là (...) Faudrait que je sois en psychose », a-t-il dit.

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