Le présumé tueur aurait vu noir après les insultes

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Le Gatinois Patrick Dussault est accusé du meurtre sans préméditation de Diane Lahaie.

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Avant de mourir, Diane Lahaie aurait traité son présumé tueur d'« enfant de chienne », et refusé de payer davantage pour des travaux de rénovation qui ne la satisfaisaient pas.

Le procès du Gatinois Patrick Dussault, accusé de meurtre sans préméditation de la femme de 64 ans, s'est poursuivi mercredi avec les témoignages de son ex-conjointe, et d'un ami de la victime.

L'ex de M. Dussault, Manon Monette, a raconté mercredi l'avoir visité en prison, pendant quelques semaines, après son arrestation par les policiers de Gatineau, en août 2013. Sa dernière visite remonte à décembre de cette même année, après quoi elle a décidé de faire sa vie sans lui.

C'est lors d'une de ses visites au centre de détention que M. Dussault lui a dit que la victime était tombée et qu'elle s'était « enfargée ».

« Après, il a dit qu'il ne se souvenait plus de rien », a-t-elle raconté.

Patrick Dussault lui aurait aussi confié que la femme l'avait traité d'« enfant de chienne », qu'il « avait perdu les pédales et qu'il ne se rappelait plus de rien ».

Mme Lahaie avait retenu les services de M. Dussault pour faire des travaux de rénovation dans son quadrex du 14, rue de Gaspé, à l'été 2013.

Le meurtre se serait produit le 25 juillet, mais les services d'urgences n'ont été appelés par un voisin que le 27, à cause d'une déflagration provenant de la résidence de la femme vivant seule.

Le corps de la victime a été retrouvé, partiellement calciné, au sous-sol. Selon le rapport médicolégal, la victime a été battue par un objet contondant, alors que le coup mortel a été asséné par un objet piquant et tranchant, au niveau du cou.

Mercredi, un ami de Mme Lahaie, Michael Leblanc, a expliqué qu'il lui arrivait aussi de faire des travaux manuels chez elle, mais qu'il avait eu son argent - parfois avec un certain retard - chaque fois.

Il lui avait d'ailleurs indiqué, à l'été 2013, que les travaux de construction d'une terrasse extérieure faits par M. Dussault lui semblaient mal exécutés, avec du bois de qualité moyenne.

« Diane m'a alors dit qu'elle lui avait payé une certaine somme, et qu'elle ne voulait plus payer pour le travail », a rapporté M. Leblanc.

Patrick Dussault, 41 ans, a été arrêté après quatre semaines d'enquête, le 28 août 2013.

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